Dans la nuit du 25 au 26 juin 1978 une bombe explose au château de Versailles.
L'aile du Midi est ravagée, trois salles consacrées à l'époque napoléonienne sont dévastées, et sept autres sérieusement endommagées. Le plafond d'une des salles s'est effondré, tandis que de nombreux meubles, portes, murs ou fenêtres ont été soufflés par l'explosion. Un grand nombre de tableaux et statues est gravement détérioré, certains sont même irrécupérables.
L'attentat est revendiqué par l'organisation armée indépendantiste bretonne (FLB), qui signe son 27ème attentat depuis le début de l'année 1978. La cible est hautement symbolique car il s'agit de porter atteinte aux symboles même de la France, en détruisant la partie du château de Versailles qui comporte une salle entièrement consacrée à Louis XIV ainsi qu'à Napoléon considérés comme des tyrans par les auteurs du crime. La notoriété mondiale du lieu donnait en plus au fait une très grande couverture médiatique faisant ainsi connaître les revendications locales des nationalistes bretons. Les auteurs de l'attentat sont interpellés dans les jours qui suivent et incarcérés.
Le 3 juillet 1978, le réseau des activistes bretons est entièrement démantelé par le SRPJ de Rennes. Condamnés à 15 ans de prison, ils seront amnistiés en 1981 par François Mitterrand. Le coût des travaux de restauration s'élève environ à 3 millions de francs, lesquels seront récoltés dès juillet 1978, grâce aux dons de particuliers et de la Fondation de France ; la salle des Batailles sera de nouveau ouverte au public à partir d'avril 1982.