mail : ascoaching78@gmail.com Tel : 01 39 02 19 70 / 06 52 73 52 55 Un coaching sur mesure Jérôme coaché par Ashley Ve r s a i l l e s + N°129 - Octobre 2020 13 SPORT+ Une façon originale et ludique de se promener et découvrir Versailles, c’est ce que propose Gilles Gaglione et Jean-Baptiste Rochette. V+ : Quel a été votre parcours ? Anciens cadres, en bureau d’études pour l’un et dans le domaine de la formation professionnelle pour l’autre, c’est courant 2019 que nous avons mûri le projet de passer à autre chose. Amis depuis plus de 25 ans, nous souhaitions nous émanciper des grosses structures que nous connaissions à l’époque pour construire ensemble un projet qui nous ressemble. Restait à trouver le véhicule qui allait nous emmener du point A au point B… Amateurs de sports et de sorties en nature, nous avions l’habitude d’organiser chaque année une sortie entre vieux amis. L’occasion de réunir le groupe, que nos trajectoires et carrières avaient éparpillé aux quatre coins de la France. Ces sorties étaient articulées autour d’un concept simple : se retrouver dans un gîte, découvrir une région, et pratiquer des activités de plein air, à travers des activité sportives (canyoning, spéléo, kayak, etc.). Cette à cette dernière occasion que nous avons essayé la trottinette électrique tout terrain dans le Doubs. Malgré une météo plutôt horrible (rires) le plaisir a été immédiat. A partir de là les choses ont été assez vite. Qu’est-ce que Trip’in Trott ? Trip’in Trott est une toute jeune entreprise dont l’activité a démarré début Août. Nous en sommes président et directeur général, mais aussi guides de randonnées, commerciaux, mécanos, et tout ce qui devient nécessaire au fur et à mesure des besoins. Nous employons également une Community manager qui anime notre Facebook & Instagram. Nous pourrions aussi ajouter que c’est une petite famille, car nombreux sont ceux qui sont venus nous apporter leur aide. Professionnels ou amateurs éclairés, nous leur sommes redevables de nos logos, du codage du site internet, de photos, et de leur soutien. Trip’in Trott, c’est aussi une enseigne citoyenne et écoresponsable qui privilégie la collaboration avec des fournisseurs français (Globe3T, O2SWITCH, Main Gauche). Enfin la société attache une importance particulière au vivre ensemble, à la protection de l’environnement & à la sécurité, raison pour laquelle nous avons fait le choix de systématiquement encadrer nos groupes, plutôt que de nous orienter sur de la location sèche. Nous sommes ainsi les garants que ces valeurs seront bien respectées. Que propose Trip’in Trott ? La vocation première de Trip’in Trott est de proposer des balades accompagnées en trottinette électrique tout-terrain, sur différents itinéraires que nous regroupons par marque : Trip’in Versailles pour ceux qui se déroulent majoritairement dans la cité royale, Trip’in Forest pour ceux orientés nature. Nous sommes également vendeurs de la marque Globe3T et sommes en mesure d’offrir une prestation personnalisée à des groupes, entreprises ou Mairies. Nous avons par exemple assuré l’ouverture de la Foulée Chesnaycourtoise récemment. Nous avons aujourd’hui quatre parcours au catalogue, que nous avons soigneusement étudiés pour maximiser le plaisir et la découverte. Nous projetons cependant d’en ouvrir beaucoup d’autres par la suite. Trip’in Trott n’a pas fait le choix d’un local accueillant le public. Nous échangeons avec nos clients par le biais de notre site internet, Facebook & Instagram, et leur fixons RDV à un point de départ. Nous sommes actuellement capables d’emmener un groupe de dix personnes, auquel nous prêtons l’équipement (casque, gants et lunettes cyclistes). La prestation comprend une initiation, suivie par une promenade de 1h30, au cours de laquelle nous prenons photos et vidéos que nous mettons à dispo des clients à la fin de la balade. Infos pour résumé : ouvert 7 jours/7. Tarifs : 45 €/personne, 40 € pour un groupe de 4 et +, 35 € pour enfants & étudiants. Site internet & demande de pré réservation : www.tripintrott.com - Tél : 07 84 61 45 17 Une balade en Trip’in Trott Ve r s a i l l e s + N°129 - Octobre 2020 14 CITÉ+ Le 3 septembre dernier, l’artiste plasticienne Quitterie Ithurbide disparaissait après trois ans de lutte contre la maladie. Versailles + vous a souvent parlé du travail de Quitterie Ithurbide, versaillaise de naissance, dont l’imaginaire était très empreint de cette enfance à Versailles. Depuis quelques années elle vivait avec sa famille à Lausanne où, après avoir suivi les cours d’une prestigieuse école de céramiste, elle donnait un nouveau tournant à son travail. En effet, Quitterie a eu l’idée de créer en 3D des bas-reliefs de céramique représentant les tableaux les plus célèbres. Ainsi donne- elle accès par le toucher aux chefs d’œuvres connus de tous et jusqu’ici inaccessibles aux mal ou non- voyants. Comme nul n’est prophète en son pays, c’est le Musée d’Art et d’Histoire de Genève qui a principalement profité de son talent et de cette idée généreuse en lui passant plusieurs commandes. Cette dernière année lors d’un séjour à l’hôpital, Quitterie qui est initialement peintre et sculptrice, s’est mise dans la peau, ou plutôt dans la tête, d’un malade littéralement cloué au lit avec le plafond pour seul horizon. Aussi a-t-elle imaginé ce qu’elle nomme des PPP : Pastille Pour Plafond. Ce sont des tableaux en forme de cercle où se superposent et s’entremêlent photos et peinture, entre fantastique et onirisme, entre fiction et réalité, avec des coloris très gais. Des tableaux plein de surprises que l’on peut contempler longtemps. Le support étant extrêmement léger, ces pastilles sont juste collées et sont faites pour être déplacées souvent de chambre en chambre. C’est sa dernière idée réalisée, encore une fois pleine d’empathie et de fantaisie. Kristof Seys son galeriste à Paris lui adresse ces quelques lignes : « Tu donnes vie à l’inertie de la glaise, tu élèves des totems, des hôtels voués à toutes les formes de la joie et des humeurs malicieuses. Ta fantaisie naturelle, servie par la maitrise parfaite de la matière, font de toi une artiste emblématique. Ton talent est incroyable. Tu es une artiste simple, puissante et totale. Une forme d’éternité baroque inscrite à jamais dans la terre et sur la toile. » Véronique Ithurbide Afin d’en savoir plus : TV78.com émission « VYP » Quitterie Ithurbide Une artiste lumineuse nous a quittés Alexis de Dieuleveult, neveu et filleul de Philippe de Dieuleveult sort chez Balland « Noyade d’état, la mort de Philippe de Dieuleveult ». Philippe de Dieuleveult, ceux qui l’ont connu, ceux qui l’on vu à la télévision ne l’ont pas oublié. Il naît à Versailles le 4 juillet 1951 et vit ensuite à Viroflay. C’est dans les années 1980 que le grand public le découvre dans son émission « La Chasse aux trésors » le dimanche soir sur Antenne 2, de mars 1981 à juillet 1985. Cette émission complètement innovante remporte un énorme succès, Philippe toujours vêtu d’une combinaison rouge, se déplaçant en hélicoptère, doit retrouver trois trésors guidés par des candidats en plateau. Images et sensations fortes, suspens, adrénaline, l’émission a tout pour plaire ! Après neuf saisons, l’animateur-aventurier- reporter décide d’arrêter, il a monté sa boîte de production et souhaite réaliser des documentaires. On apprendra plus tard qu’il est aussi parallèlement capitaine de réserve pour la DGSE. Est-ce justement afin de préparer un documentaire que Philippe de Dieuleveult s’embarque dans l’expédition fatale baptisée « Africa-Raft » en compagnie de six autres hommes ? C’est une des nombreuses questions que se pose son neveu Alexis, auteur de ce tout récent ouvrage : « Noyade d’état, la mort de Philippe de Dieuleveult » noyade donc, ou pas, qui eut lieu lors de l’ « Africa-Raft » une expédition très risquée, une sorte de défi sportif inédit consistant à traverser l’Afrique d’Est en Ouest en affrontant les rapides du fleuve Zaïre. Deux frères soudés Philippe est le cinquième d’une famille de huit garçons, au dessus de lui son frère Jean, commandant dans l’armée française, dont il est très proche. Lorsque le 6 août 1985 Paris ne reçoit pas le contact quotidien des aventuriers répartis sur deux radeaux pneumatiques, l’inquiétude s’installe et de fait, plus personne n’aura de leur nouvelle. L’état français après de nombreuses recherches et enquêtes déclare les sept hommes noyés. Jean de Dieuleveult ne peut croire à cette version pour une multitude de raisons que nous découvrirons dans le récit. Il décide d’aller enquêter sur place, sa version des faits ne sera jamais reconnue. Le récit d’un combat Ce combat d’une vie d’un homme cherchant à tous prix la vérité sur la mort de son frère, c’est ce que nous livre aujourd’hui Alexis de Dieuleveult, fils de Jean décédé en 2015. Alexis est navigant, chef de cabine principal sur le réseau long courrier d’Air France, son parrain lui a transmis le goût des voyages. A la mort de son père, il récupère tous les documents récoltés lors de ces années d’enquête et, à la fois en hommage à son père Jean et à son oncle et parrain Philippe, il décide de nous en livrer le récit et ses conclusions. Alexis de Dieuleveult a porté son livre chez Roland Dumas, ministre des affaires étrangères à l’époque. Dès le lendemain, il recevait un mail le remerciant, et surtout ne démentant aucun des faits ni hypothèses envisagées par Jean de Dieuleveult. L’ouvrage se termine par une lettre au Président Emmanuel Macron, à ce jour pas de réponse de sa part. Alexis tient à préciser que les droits d’auteur du livre seront entièrement reversés à l’association « Aviation Sans Frontière ». Véronique Ithurbide Alexis de Dieuleveult « Noyade d’état, la mort de Philippe de Dieuleveult » éditions Balland 19 euros Pour en savoir plus : TV78.com émission « VYP » Philippe de Dieuleveult Philippe de Dieuleveult, sa disparition : un récit passionnant et tragique Jean survole la zone d’Inga. ©Jacques Witt-Sipa Press. Ve r s a i l l e s + N°129 - Octobre 2020 16 CULTURE + L’association « Ecrire à Versailles », les Editions « Les Passagères » et « Instant V » sont heureux de vous annoncer la sortie de « Vivre, le premier jour du monde d’après » Un recueil de Nouvelles. Ils ont été plus de 40 auteurs à postuler à notre concours de Nouvelles. 10 ont été retenus. Pour certains, c’est une première. Les éditions les Passagères dirigées par Corinne d’Argis, ont concrétisé ce beau projet. A noter que Les Passagères sont une collection versaillaise. Versailles, ville d’Histoire et ville d’Art qui possède tant d’artistes et de tout horizon. L’idée était de demander aux auteurs comment ils avaient vécu le confinement et la liberté retrouvée du 11 mai 2020. Cette expérience hors du commun qui a figé la société. Ce temps de pause obligatoire dans un monde qui nous demandait, jusqu’à présent, d’être constamment en mouvement. Le fil de la vie qui s’arrête. « Ce jour d’après », comment a- t-il été vécu ? La force de l’écriture est d’aller où bon lui semble. Elle est libre comme l’esprit car elle en vient. Nous avons certainement enfin compris que nous avons, chacun, un monde intérieur aussi vaste que l’horizon d’un océan qui ne s’arrête jamais. Nos 10 auteurs ont écrit avec sincérité et avec beaucoup d’imagination. Ce recueil offre un moment vivace et généreux. Il fera écho à votre propre ressenti. Chacun d’entre nous a traversé cette période trouble. Certains l’ont mal vécue, d’autres l’ont transcendée. « Un livre est un objet d’âme » Et, puisque de nos 5 sens, « le toucher », nous est supprimé pour quelques mois encore, le livre est, je pense, le magicien qui unit son existence concrète à sa force spirituelle. Il est essentiel de continuer de vibrer ! L’Art sous toutes ses formes nous le permet et nous l’offre. Je dis toujours : « Un livre est un objet d’âme ». Il est l’émotion d’une matérialité. Entre nos mains, il disparaît en faveur des mots qui s’en échappent et leur musicalité nous offre une douce mélodie. Organiser un concours puis sélectionner les auteurs est une aventure incroyable. Ce groupe de 10, chapeauté par Corinne d’Argis, s’est rencontré puis s’est fédéré. Une très belle synergie qui a donné une unité à toutes ces individualités. Il faut être généreux pour accepter d’être publié. Pourquoi ? parce qu’aucun auteur ne peut connaître l’accueil qui lui sera réservé. Aussi : merci pour ce partage. Auteur versaillais : Lucille A. Cyriaque Benoist, Emma Dubois, Virginie Féry, Valérie Gauvin Lesieur, François Go, Sabine Lebesgue, Claire Létoffé-Mercier, Arnaud Mercier, Valerie Tétaz Livresquement vôtre ! Ce recueil est référencé dans toutes les librairies de France et de Versailles, bien sûr. Stéphanie Herter Présidente de « Ecrire à Versailles » Sortie du recueil de Nouvelles « Vivre, le premier jour du monde d’après » Vivre ! Le premier jour du monde d’après Les disconfinés Collectif d’auteurs Ve r s a i l l e s + N°129 - Octobre 2020 17 CULTURE + L’atelier d’Isabelle Isabelle est très active dans le monde artistique. Elle poste régulièrement sur les réseaux sociaux ; un travail, une photo, une sculpture… Nous lui avons demandé ce qui la poussait à être aussi prolifique. Instant V : Pourquoi êtes-vous devenue créatrice/artiste ? Depuis toute petite, j’ai vécu dans un milieu favorable à l’éveil artistique, avec mes parents et mes grands- parents : dessinateurs, aquarellistes, pianiste, modéliste. Je me souviens particulièrement de mon grand-père, modéliste chez un grand couturier, qui cousait des vêtements de rêve pour mes poupées ! Je suis persuadée que cette immersion créative reste ancrée à vie… et se transmet même de génération en génération, en complément de son parcours personnel. Quelle est votre formation ? Un BTS de publicité, des cours de dessin aux Beaux-Arts, une licence d’Arts Plastiques à la Sorbonne et enfin des formations dans plusieurs ateliers de sculpture, m’amènent à enseigner les arts plastiques en collège et lycée durant près de 15 années. Sculpteur, depuis plus de 20 ans, j’enseigne également le modelage dans mon atelier. Enfin, plus récemment, j’ai suivi une formation continue en expression créatrice plastique pour public en difficulté, dans un centre d’art-thérapie, à Paris. Un accompagnement personnalisé qui utilise le potentiel de créativité et d’expression artistique d’une personne, vers un objectif de soin, de mieux être. Comment travaillez-vous ? J’ai trois médiums de prédilection : la sculpture bien sûr, mais aussi la photographie et la gravure. Ils me permettent de donner à voir la trace, le souvenir. Ils gardent à jamais l’empreinte de ce qui n’est plus… d’un geste, d’un instant. Pour la sculpture, je commence par choisir un grès très chamotté. La chamotte est de la terre cuite broyée grossièrement et incorporée à la terre. Une fois cuit, ce grès prend l’aspect de la pierre et son rendu brut me plaît. Je sculpte dans la masse de mon pain de terre une œuvre qui sera unique. Une fois le modelage achevé, je vide la pièce pour éviter toute casse à la cuisson. Puis viennent le temps du séchage, de la cuisson et de l’application d’une patine. Le modelage est l’école de la patience… Le modelage de la terre se fait à partir d’éléments vitaux pour l’Homme : l’eau, l’air et le feu. Il y a pour moi quelque chose d’ancestral et de primitif dans le travail de la terre. Qu’est-ce qui vous inspire ? Mes émotions, mes ressentis sont mes premières sources d’inspiration. Je suis dans une démarche artistique intuitive et expressive. Je cherche à présenter le sentiment humain dans toute son Ve r s a i l l e s + N°129 - Octobre 2020 18 CULTURE + authenticité et son universalité. Je suis comme un papier photosensible, je m’imprègne de tout ce que je vois, de tout ce que j’observe, du moindre détail dans la nature, du plus modeste ressenti et je le révèle en image, je l’exprime en volume. Je suis attirée par les contrastes de matières et de formes, les ombres et la lumière, la force et la douceur, les pleins et les vides… tout ce qui s’oppose ou se complète pour ne faire qu’un. Où peut-on trouver vos créations ? Vous pouvez me retrouver sur les réseaux sociaux : Instagram : isa_gllr qui me sert de galerie virtuelle. J’expose dans différents salons de la région parisienne, dans différentes galeries, au gré des demandes. Je suis membre actif depuis 2006 de l’association des Ateliers d’Artistes Versaillais, qui chaque année propose son « Parcours dans l’art actuel » à la Mairie et ses portes ouvertes d’ateliers. A cette occasion, cette année, j’ouvrirai mon atelier les 17 et 18 octobre prochains, de 11h à 19h. Une manière conviviale de se rencontrer et de découvrir mon travail artistique. Vous pouvez retrouver toutes les informations sur le site : https://atarve.wixsite.com/ parcours2020. Et bien sûr, directement à l’atelier, sur rendez-vous ! elonancomics.blogspot.fr Ve r s a i l l e s + N°129 - Octobre 2020 19 CULTURE + Du 17 novembre 2020 au 14 mars 2021, le château de Versailles présente la première grande exposition monographique consacrée au peintre Hyacinthe Rigaud, auteur du plus célèbre des portraits de Louis XIV. Cet artiste a dominé pendant près d’un siècle le genre du portrait, auquel il a contribué à donner une importance nouvelle Né à Perpignan en 1659,, année du rattachement de la Catalogne du nord au royaume de France, Jacinto Francisco Honorat Matias Rigau-Ros i Serra, dont le nom francisé devient Hyacinthe Rigaud, est issue d’une famille de peintres-doreurs en Roussillon. Dans les années 1670, il se perfectionne à Montpellier auprès d’Antoine Ranc puis à Lyon avant de s’établir définitivement à Paris en 1681, à l’âge de 22 ans. S’il obtient le prix de Rome en 1682, il ne fait pas le voyage sur les conseils de Charles Le Brun. La même année, il obtient le premier prix de peinture à l’Académie royale de peinture et de sculpture. Il y est ensuite agréé en 1684, reçu comme peintre d’histoire en 1700, puis nommé professeur en 1710. Enfin, il devient brièvement recteur et directeur de l’institution entre 1733 et 1735. C’est toujours sur les conseils de Charles Le Brun qu’il aurait décidé de se spécialiser dans le genre du portrait, comme ses amis et contemporains François de Troy (1645-1730) et Nicolas de Largillière (1656-1746). Jouissant de l’estime de ses collègues artistes, Charles de La Fosse et François Girardon lui commandent leurs portraits. Le peintre des princes du sang Protégé par le duc d’Orléans et sa famille, ainsi que par le clan Colbert, Hyacinthe Rigaud doit sa célébrité à la fidélité de la dynastie des Bourbons, dont il peint les effigies sur quatre générations : Louis XIV, Monseigneur le Grand Dauphin, Monseigneur le Duc de Bourgogne et Louis XV, sans oublier Philippe V d’Espagne. Parmi les autres monarques européens qui lui font confiance, on note Frédérick IV de Danemark, Charles XII de Suède et Auguste III de Pologne. Pour répondre aux commandes sans cesse croissantes, Hyacinthe Rigaud fonde son atelier dans les années 1690. Ainsi il s’entoure, entre autres, de son frère Gaspard, Jean Ranc, Jean Le Gros, tous portraitistes, Joseph Parrocel, spécialisé dans les représentations de batailles et du milieu militaire ou Jean- Baptiste Belin de Fontenay, estimé pour Hyacinthe Rigaud : Un Catalan au service des Bourbons Ve r s a i l l e s + N°129 - Octobre 2020 20 CULTURE + ses tableaux de fleurs et de fruits. Sa clientèle choisie, haute noblesse, hommes d’Église, magistrats et financiers, bien connue grâce à ses livres de comptes, permet à l’artiste d’amasser des œuvres d’art et une fortune considérable dans son hôtel particulier de la rue Louis-le-Grand, où il s’éteint le 29 décembre 1743 à l’âge de 84 ans. L’incarnation du Grand-Siècle Organisée selon un parti à la fois chronologique et thématique, l’exposition « Hyacinthe Rigaud ou le portrait Soleil » s’attachera à décrire la carrière du peintre. Ainsi, elle s’articulera autour de ses autoportraits, des portraits de Louis XIV, de son processus de création et une belle place sera également faite à sa sensibilité pour la sculpture. Si les tableaux exposés refléteront toute la diversité de la clientèle de Rigaud, française et étrangère, l’exposition soulignera aussi l’exceptionnelle richesse des collections du château de Versailles, sans équivalent dans le monde, pour les portraits français des XVIIe et XVIIIe siècles. Longtemps dédaigné par l’histoire de l’art, ce genre est aujourd’hui mieux connu, notamment pour les artistes des années 1700. C’est pourquoi cette exposition consacrée à Hyacinthe Rigaud ne pouvait se tenir qu’au château de Versailles tant son portrait de Louis XIV constitue aujourd’hui l’emblème du Grand Siècle. Sophie MAURICE
78000 Versailles
mail : ascoaching78@gmail.com Tel : 01 39 02 19 70 / 06 52 73 52 55 Un coaching sur mesure Jérôme coaché par Ashley Ve r s a i l l e s + N°129 - Octobre 2020 13 SPORT+ Une façon originale et ludique de se promener et découvrir Versailles, c’est ce que propose Gilles Gaglione et Jean-Baptiste...
Source : Archives PDF VersaillesPlus
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