Ce décor Kakiemon très élégant est exécuté avec un sens raffiné de la répartition des pleins et des vides et laisse volontairement beaucoup de place à la douce brillance de la couverte blanche. Les décors posés en asymétrie représentent des oiseaux, écureuils volants, cailles, les « trois amis » de l’hiver : le pin, l’abricotier et le bambou, des fleurs dont le chrysanthème (fleur nationale du Japon) et des petites scénettes animées de personnages japonais. Les couleurs douces sont : jaune, bleu et vert turquoise et surtout un rouge de fer « tomate » caractéristique. A CHANTILLY, le Prince de Condé qui avait une très importante collection de porcelaines principalement japonaises mais aussi chinoises (on évoque plus de 2000 pièces) va même créer sa propre manufacture en favorisant jusqu’à sa mort uniquement le décor KAKIEMON sur sa production de porcelaine qui sera en pâte tendre, la porcelaine dure comme en Chine n’étant découverte en France qu’en 1768. Le second volet de l’exposition de céramiques évoque un décor dit « IMARI » qui va connaître un engouement tel qu’aucun château, aucune grande demeure sans sa collection « d’IMARI ». Pour satisfaire à une clientèle étrangère fascinée depuis toujours par la matière porcelaine transparente, quantité d’autres fours de la région d’ARITA vont se créer et produire ce décor « IMARI » du nom du port d’où elles étaient exportées. Celui-ci le plus souvent très chargé composé de fleurs, croisillons, panier fleuri etc. exécuté en bleu sous couverte rouge de fer et or, rencontrera un immense succès et la Chine elle-même, désireuse en 1681 de reconquérir un maché qu’elle avait perdu suite à l’incendie qui avait détruit la ville porcelainière de KING TO TCHEN va reprendre et imiter fidèlement ce décor. L’exposition présentera des « IMARIi» japonais et chinois. Il y a peu de sujets aussi fédérateurs que le JAPON qui permettent de réunir des domaines aussi différents que les armes et la porcelaine ! L’art du Japon par sa beauté raffinée est susceptible de fasciner le collectionneur tout autant que l’amateur. Venez vous imprégner de cette culture, vous en sortirez ZEN. Nelly FOUCHET. GALERIE ARCANES. Expositions : « Lame du Japon, l’âme du forgeron », Galerie Katana-Ya. 21, passage de la Geôle 78000 Versailles. Porcelaines anciennes d’extrême Orient, 23, passage de la Geôle 78000 Versailles. Le 9, 10, 11 octobre 2020 de 10h à 19h. Ve r s a i l l e s + N°129 - Octobre 2020 23 BUSINESS+ A la demande du roi Louis- Philippe, qui constituait un musée au château de Versailles, le peintre Horace Vernet vint installer son atelier 8, impasse des Gendarmes, dans une maison qui existe toujours. Appartenant à une famille d’artistes, il se spécialisa dans la peinture de scènes de bataille, et est l’auteur du célèbre portrait de Louis-Philippe et ses quatre fils... Nombre de ses œuvres sont conservées au Château de Versailles. Horace Vernet (1789-1863) avait donné son nom aux rues constituant actuellement la rue de l’abbé Rousseau. Marie-Louise Mercier-Jouve Ils sont passés par Versailles : Horace Vernet Ve r s a i l l e s + N°129 - Octobre 2020 24 INSOLITE+ Au 18 rue de la Pompe,- aujourd’hui 2 bis rue Carnot - s’éteignait le 30 septembre 1871 en son domicile versaillais Antoine GIBUS, le bien connu chapelier, co-inventeur avec son frère du chapeau-claque. Né en 1798 à Limoges, il appartenait à une famille d’inventeurs originaires de cette ville. Le 2 juillet 1834, il dépose à Paris le brevet pour « le chapeau à forme pliante dans le sens perpendiculaire ».Il est associé à son frère Gabriel qui crée en 1853 une fabrique de chapeaux à Poissy. Très apprécié au XIX e siècle, le « chapeau mécanique » résolvait le problème du rangement. Les frères déposeront des dizaines de brevets. La famille Gibus sera à l’origine de bien d’autres inventions, des chapeaux, et même « un appareil propre à arrêter les voitures en marche ». En 1862, Antoine Gibus achète à Versailles, rue Carnot, le terrain où il fait construire sa maison. C’est là qu’il se retire. Ses enfants et certains petits-enfants sont nés à Versailles. Marie-Louise Mercier-Jouve Ils sont passés par Versailles : Antoine Gibus créateur du chapeau -claque. PARTENAIRE, depuis de nombreuses années…
À Vincennes Sevres.
Ce décor Kakiemon très élégant est exécuté avec un sens raffiné de la répartition des pleins et des vides et laisse volontairement beaucoup de place à la douce brillance de la couverte blanche. Les décors posés en asymétrie représentent des oiseaux, écureuils volants, cailles, les « trois amis » de...
Source : Archives PDF VersaillesPlus
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