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8 Place Hoche 78000 Versailles Tél. : 01 39 20 98 98 Mail : versailles@agenceprincipale.com Irène Peysson Directrice d’agence © Lionel Roy Ensemble nous sommes devenus la principale agence de Versailles La faible consommation des produits de la mer Au début du XXe siècle, la population française...

Jean-Baptiste Giraud1 février 2022 à 00:000 vues

8 Place Hoche 78000 Versailles Tél. : 01 39 20 98 98 Mail : versailles@agenceprincipale.com Irène Peysson Directrice d’agence © Lionel Roy Ensemble nous sommes devenus la principale agence de Versailles La faible consommation des produits de la mer Au début du XXe siècle, la population française mange peu de poisson, trop peu ; à part les habitants des régions côtières, (30 kg par an), la population française mange en effet peu de poisson (2 kg à Versailles en 1913). Comment la faire consommer davantage ? D’autant qu’il faut assurer les revenus des pêcheurs. Les moyens de communication ne sont, de loin, pas ceux d’aujourd’hui. Pour toucher le public, une « propagande active » est mise en place entre les deux guerres. Expositions, campagne d’affiches, distribution de tracts, films documentaires, magazines, cours de cuisine, livres de recettes conçus par les cuisiniers les plus réputés de l’époque, l’effort est considérable. Les expéditions polaires du Commandant Charcot, très populaires, sont également associées à cette campagne publicitaire en faveur du poisson. En effet, les fabricants offrent aux équipages des conserves de sardines et le font savoir. Puis l’idée vient d’un « train de poisson ». Le Ministre du Commerce, dans l‘esprit également de lutter contre la concurrence des pays voisins, fait appel au Ministre de la Marine et au Directeur Général des Chemins de fer de l’Etat. La firme Renault se joint au projet et fournit des camionnettes de transport dans les campagnes. Le train de poisson Ce train très original, à la fois exposition marine, support publicitaire et bar de dégustation, ne passe pas inaperçu dans sa tournée des gares ; la décoration de ses wagons a été confiée à des artistes de renom ; l’extérieur affiche en grosses lettres le nom du train et est décoré d’un motif de vagues marines. Le « train de poisson », nouveau support publicitaire, va faire une tournée dans l’ouest et le sud-ouest du pays. Partant de la Rochelle, il doit s’arrêter dans le maximum de gares ; le terminus étant Paris-Montparnasse. C’est un convoi de 5 wagons. Le premier wagon expose une collection de poissons comestibles naturalisés du Museum d’Histoire Naturelle de La Rochelle ; le deuxième présente des coquillages naturalisés des côtes de France ; le troisième vante les mérites de la morue et on y trouve une exposition faite par les saleurs de hareng. Dans le quatrième, un wagon isotherme, sont vantées les industries frigorifiques du poisson. C’est dans le cinquième enfin, « le cordon bleu » avec sa cuisine équipée de « fourneaux ardents », que l’on déguste les poissons, après la visite guidée des autres wagons. On peut y suivre des cours de cuisine. Le matin et le soir de ce 12 mai, Plus de 5000 visiteurs versaillais se pressent au « Cordon bleu » pour goûter divers poissons frais cuisinés. Les écoliers ont été invités. C’est un succès. Le lendemain, le train roule vers la gare de Chartres. Le 12 mai 1930, le TRAIN du POISSO Ve r s a i l l e s + N°144 - Février 2022 12 HISTOIRE+ ON s’arrête à Versailles- Chantiers. Les bienfaits de la tournée du Train L’exposition du « Train », outre la découverte de produits de la mer peu connus, vise aussi à développer, en particulier chez les scolaires, le goût des sciences et de la nature. Les jeunes des écoles apprécient la visite des petits musées. Pour la population, c’est une découverte, car jusque là, le poisson était considéré comme « le plat du pauvre », celui qu’on consomme le vendredi. La guerre avait cependant fait découvrir les conserves de sardines à l’huile. Mais les mauvaises conditions de transport des produits de la mer (12 heures de trajet de Brest à Paris) et la quasi absence de wagons frigorifiques ont longtemps jeté le doute sur la qualité sanitaire. Les progrès sont rassurants. Finalement, le résultat de cette campagne restera décevant pendant encore quelques décennies. Marie-Louise Mercier-Jouve

Source : Archives PDF VersaillesPlus

Article issu de la veille automatisée.

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