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Aout Septembre 2018 - N°110
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Aout Septembre 2018 - N°110

22 CULTURE M arie Maurel a longtemps travaillé en tant que costumière et plus largement comme « styliste textile » free-lance. A la fois pour le cinéma, le théâtre, l’opéra, la publicité, l’événementiel et certaines émissions de télévision. Marie a la réputation de relever les défis les plus...

Jean-Baptiste Giraud1 janvier 2016 à 00:001 vues

22 CULTURE M arie Maurel a longtemps travaillé en tant que costumière et plus largement comme « styliste textile » free-lance. A la fois pour le cinéma, le théâtre, l’opéra, la publicité, l’événementiel et certaines émissions de télévision. Marie a la réputation de relever les défis les plus improbables, elle invente des animaux fantasmagoriques, des monstres, des costumes burlesques. Elle donne libre cours à son imagination se jouant de tous matériaux, faisant fi de toutes dimensions, voyageant d’un volume extraordinaire à un simple petit objet usuel détourné, à un accessoire sculpté travaillant au service de l’éphémère, du spectacle vivant, de l’audiovisuel. Le temps passant, Marie Maurel s’oriente vers une recherche plus personnelle. Elle s’essaye à la peinture… Puis, elle imagine alors créer sa propre matière, s’invente une écriture textile. Alors, est-ce l’influence de sa grand-mère, couturière experte, qui lui a transmis le goût des matières, des tissus en tout genre ou l‘œuvre singulière de l’artiste Jacques Trovic, ce prince de l’art brut, dont Marie aime l’audace, la fulgurante liberté, qui sont le « fil » conducteur de son travail actuel ? Sans doute les deux ! Une technique unique Les « tableaux » de Marie Maurel ne sont ni des tapisseries, ni des broderies, encore moins du patchwork, ils ont pour point de départ la base souple de la toile à patron, sa « feuille blanche » sur laquelle sont « tissés » des fragments textiles, comme un peintre applique des touches de couleur en les mêlant, les superposant afin d’obtenir un effet, une matière unique. Ainsi l’artiste considère que « l’aiguille est un outil pour sculpter les rythmes graphiques », elle évoque la « technique de la saturation des points donnant naissance à une étoffe recréée à base de fragments textiles utilisés comme le peintre utilise la palette des couleurs ». Marie n’a pas de pinceau, donc, mais une aiguille « qui se pense crayon, pinceau, gouge, appareil photographique afin que l’esthétique colle à la nature du récit issu de son imaginaire ». Lors de sa prochaine exposition nous pourrons admirer des portraits inspirés par une peuplade éthiopienne, prise en photo par Hans Silvester. Ces hommes se peignent le corps de différents pigments et se parent de végétaux créant des œuvres d’art à la fois vivantes et éphémères. Cette beauté Marie l’a retranscrite par le prisme de son ressenti. D’autres œuvres comme « Le Passage » sont plus « urbaines », (ce passage est le passage Choiseul, lieu d’enfance de Louis Ferdinand Céline). Des accessoires détournés en œuvre d’art Comme une respiration entre deux étendards, Marie travaille aussi sur d’autres supports qui l’inspirent : l’ombrelle et l’éventail. Gardant l’ossature, la structure, elle réinvente l’objet, une ombrelle à la monture 1925 se transformera en marguerite, chaque face est ornée différemment, une autre deviendra une poupée faite de pétales de coquelicot renversés, le pistil noir devient ses cheveux. Le monde de l’enfance n’est pas loin, une nouvelle vie leur est donnée… Véronique Ithurbide Marie Maurel Exposition textile du 27 septembre au 7 octobre 2018 Galerie Modern’art 9 rue du Vieux Versailles 78000 Versaille http://marie-maurel.portfoliobox.fr Marie Maurel crée sa propre matière textile Marie Maurel, artiste plasticienne, présente ses œuvres textiles lors d’une exposition dans la galerie Modern’art à Versailles, un univers inédit et surprenant à découvrir

Source : Archives PDF VersaillesPlus

Article issu de la veille automatisée.

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