Dans les couloirs des lycées yvelinois, pas de barricades ni de rassemblements devant les grilles. Quand des mouvements de contestation agitent certains établissements de la capitale, le département semble rester à l'écart de ces mobilisations. Un phénomène que les lycéens locaux analysent avec lucidité. "Les jeunes ici n'ont pas la hargne que ceux de Paris peuvent avoir", confie l'un d'eux. Une formule qui résume un sentiment partagé dans plusieurs établissements du département : l'éloignement géographique des centres de décision, un environnement souvent pavillonnaire et moins dense que la capitale, et peut-être un rapport différent à la contestation collective contribueraient à ce calme relatif. Le phénomène n'est pas propre aux Yvelines. Les grandes mobilisations lycéennes ont historiquement tendance à se concentrer dans les grandes métropoles, là où la densité d'établissements et les réseaux militants sont plus développés. En région parisienne, la Seine-Saint-Denis ou certains arrondissements de Paris cristallisent plus facilement les tensions. Pour autant, l'absence de mobilisation visible ne signifie pas absence d'opinions. Les lycéens yvelinois suivent l'actualité, ont des avis sur les réformes qui les concernent, mais choisissent, pour l'instant, d'autres formes d'expression que la rue.
Dans les lycées des Yvelines, les mouvements de contestation lycéenne peinent à mobiliser
Alors que certains établissements parisiens connaissent des mouvements de protestation, les lycées des Yvelines restent calmes. Un contraste que les élèves eux-mêmes expliquent.
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