9 A u hasard de la pérégrination du chaland on passe devant un des plus beaux hôtels particuliers datant de Louis XV, l’Hôtel Piesche, puis devant l’ancienne vitrine verte 1900 de la Librairie centenaire de la famille Puzin – « la librairie ancienne et moderne » ensuite on arrive sur le parvis de l’église Notre Dame – construite par Jules Hardouin Mansard en 1684 sur ordre de Louis XIV - où l’on observe avec stupéfaction que les motifs décoratifs de l’énorme et monumentale horloge frontale sont composés de deux palmiers dorés (aurait-on anticipé à l’époque le changement climatique ?)…Si l’on a un peu de temps on peut aussi admirer le reliquaire qui contient le cœur du Général Hoche dans la première chapelle en entrant à gauche de l’entrée (fervent général révolutionnaire anti royaliste dans l’église voulue et créée par Louis XIV l’histoire ne manque pas de sel ! ) Ce sont ensuite les anciens bains douches municipaux fermés depuis des lustres. On se délecte devant des vitrines – véritables enseignes ancien Régime avec moult marbres, lanternes dorées et lettrages vintage des confiseurs et pâtissiers. On arrive place du Marché en évitant vaille que vaille les piétons, poussettes, vélos… puis on passe devant une des mascottes très 19ème d’un restaurant représentant un chien qui fume (« bonjour l’image de maltraitance animale donnée ici ! » comme grinçait un versaillais pince sans rire…), on admire au passage l’humour ravageur très particulier du restaurateur en face qui a baptisé son estaminet « au chat qui prise » puis la rue remonte avec son chapelet de bouchers, restaurants, instituts de beauté, boutique de laine à tricoter, vendeurs de matelas et literie, objets de décoration pour maison et salle de sport – avec piscine s’il vous plaît … pour arriver à un jet de pierre du Lycée Hoche. Cette rue si vivante a abrité son lot de célébrités : Ferdinand de Lesseps l’homme qui a relié la Mer Rouge à la Méditerranée avec le canal de Suez puis l’océan atlantique à l’océan pacifique avec le canal de Panama (de funeste mémoire pour les actionnaires de l’époque et les hommes politiques « chéquards » dont Clemenceau fera partie) est né au 1 bis ; au 2 résidera le député Henry Wallon qui par son amendement en 1875 instaura l’élection du président de la République par un Congres se réunissant à Versailles, le numéro 4 accueillera un moment la future impératrice Eugenie de Montijo, au 11 l’Hotel Pieche (Jean-Joseph Pièche était musicien de la Chambre du roi et son hôtel est remarquable par ses chiens assis et ses guirlandes de fleurs sculptées entre les fenêtres). Il servira de lieu de création pour le peintre Francois Boucher et pour le compositeur Rameau, au numéro 60 la maison Guinon appartient La rue de la Paroisse une artère vitale à la vie économique depuis Louis XIV Longue de près d’un kilomètre, elle prend naissance à la grille du Dragon au Bassin de Neptune puis elle croise la rue des Réservoirs s’élance vers l’église Notre Dame, traverse le marché Notre Dame et remonte en pente plus ou moins douce jusqu’à l’avenue de saint Cloud. Rue commerçante par excellence ( et d’une belle largeur permettant la circulation : 18 mètres ) et grâce au dynamisme du Marché Notre Dame – elle n’est que succession de boutiques en tout genre sur ses deux flans. Elle est une des plus vieille rue de Versailles remblayée avec les terres sableuses du sommet de la butte de Montbauron sous Louis XIV. CITÉ
Décembre 2018 - N°113
9 A u hasard de la pérégrination du chaland on passe devant un des plus beaux hôtels particuliers datant de Louis XV, l’Hôtel Piesche, puis devant l’ancienne vitrine verte 1900 de la Librairie centenaire de la famille Puzin – « la librairie ancienne et moderne » ensuite on arrive sur le parvis de...
Source : Archives PDF VersaillesPlus
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