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N icolas Sarkozy n'en finit pas de faire la une des médias, sans doute de plus en plus bien malgré lui. De son mariage précipité qui a défrayé la chroni- que au « pauvre con » lancé au Salon de l'Agriculture à un visiteur mal élevé, ce n'est plus hélas pour ses combats et ses succès que le...

Jean-Baptiste Giraud1 mars 2007 à 00:003 vues

N icolas Sarkozy n'en finit pas de faire la une des médias, sans doute de plus en plus bien malgré lui. De son mariage précipité qui a défrayé la chroni- que au « pauvre con » lancé au Salon de l'Agriculture à un visiteur mal élevé, ce n'est plus hélas pour ses combats et ses succès que le président de la République est médiatisé. À tel point que l'appel à la vigilance républicaine lancé par l'hebdomadaire Marianne a réussi le tour de force de réunir les signa- tures d'hommes et de femmes politiques de gauche, du centre mais aussi de droite, dont des gaul- listes historiques... On peut trouver ridicule une telle démarche, ou au contraire l'ap- prouver. Mais c'est un fait : elle existe, et c'est sans doute une pre- mière, en tout cas après seulement huit mois de mandat. Pourquoi cet appel ? Pour interpeler le président et lui remémorer ses devoirs envers ses concitoyens, le pays, et ses institutions. Le lien avec Versailles ? Il rappelle à ceux qui prendront en main le des- tin de la ville et de ses 90 000 habi- tants le 16 mars prochain, quels qu'ils soient, qu’ils auront eux aussi des devoirs, et que les autres com- pétiteurs seront particulièrement vigilants quant au respect des règles du débat démocratique, de bonne gestion et d'impartialité. Ce rôle de contrôle et de contre- poids avait été accordé par 26 % des versaillais à l'URV en 2002. Malheureusement le climat délé- tère provoqué par son chef de file, climat que les six années de comp- tes-rendus de conseil municipal (accessibles sur le site de la mairie www.versailles.fr) et des dizaines d'articles de nos confrères des Nouvelles des Yvelinesont fidèle- ment restitué, ont paradoxalement rendu tout débat constructif impossible. Il est pourtant des vil- les, mais aussi d'autres collectivités territoriales, conseils généraux ou régionaux, où les élus débattent entre eux, de manière parfois mou- vementée certes, mais débattent. Mieux : le débat n'oppose pas seu- lement les groupes politiques les uns aux autres, mais permet aussi aux élus de la majorité de faire leur propre synthèse « à ciel ouvert », et non dans le secret du cabinet du président, ou du maire. Or, à Versailles, si la moitié des adjoints et conseillers municipaux de la majorité sortante se sont représen- tés à ces élections municipales, mais sur deux listes concurrentes, c'est bien parce que le débat interne faisait cruellement défaut. Parce que le maire ne prenait pas le temps de nous recevoir pour dis- cuter des dossiers, tempêtait l'ad- joint aux sports Jean-Baptiste Marvaud voici encore quelques mois dans la presse, se trouvant privé de délégation pour avoir « ouvert sa gueule ». « Par disci- pline, parce que le débat interne était rendu impossible par l'am- biance détéstable installée par l'URV » soutient l'adjoint à la cul- ture François de Mazières, pour expliquer son soutien aux projets engagés par l'équipe municipale dont il faisait partie, même s'il était lui aussi sorti de ses gonds sur le dossier du Grand Prix de F1. Cette absence de réflexion commune et de débat - c'est dans le journal L'Equipe que le projet déjà très avancé de Grand Prix a Versailles a été présenté, et non au conseil municipal devant les autres élus - est regrettable pour la ville. L'enjeu des premier et deuxième tours des élections municipales est évidem- ment majeur. Mais celui du troi- sième l'est encore plus. Le futur maire et son équipe, dotés de par la loi d'une large majorité, auront l'impérieux devoir de démontrer aux versaillais que le conseil muni- cipal dans son ensemble est un lieu de réflexion, de débat, tourné vers l'avenir. Ce n'est pas Jean- Baptiste Marvaud cité plus haut, aujourd’hui directeur de campa- gne de Bertrand Devys, Bertrand Devys lui-même ou François de Mazières qui souhaiteraient le contraire… JBG Dans un tract diffusé dimanche 2 mars à Versailles par l’URV sur le marché Notre-Dame, Henry de Lesquen m’attaque personnelle- ment affirmant que « Versailles Plus, qui a été créé dans un but purement électoraliste est une feuille de propagande mazièriste » ou encore que je « parais être à l’origine de [la] candidature [de François de Mazières] ». Plus loin, M. de Lesquen affirme encore que je serais son « direc- teur de campagne », et que je vou- drais ainsi m’attirer « la bienveil- lance de la mairie » (sic). Sur le premier point, les lecteurs de Versailles + sont évidemment les meilleurs juges : si nos articles vous décevaient, nous en serions les premiers désolés. Mais le sen- timent généralement partagé sur Versailles + est tout autre, et vos témoignages de sympathie nous encouragent tous les mois. Par ailleurs, lorsque M. de Lesquen m’a téléphoné à trois reprises fin décembre pour m’inviter à déjeuner, invitation confirmée par mail, il n’invitait pas a priori le responsable d’une « feuille de propagande maziériste » ! Ayant accepté par politesse plus que par plaisir, j’ai déjeuné à son domicile en présence de son épouse, excellente cuisinière, et de l’un de ses fils, le 8 janvier à 13h00. Au cours de ce déjeuner, après m’avoir dit les pires hor- reurs sur la moitié de la ville, Henry de Lesquen m’a expres- sément proposé de le rejoindre sur sa liste comme « adjoint » dans ces termes très précis : « vous êtes un excellent communi- cant et moi un excellent politicien, nous allons conquérir la ville ensemble ». Il m’a ensuité pro- posé de venir « parler de votre journal sur ma radio, Courtoisie, et vous parlerez de moi dans Versailles + » Cette offre, je l’ai poliment refu- sée. Henry de Lesquen se venge donc dans son tract parce que j’ai osé résister à sa volonté, à son « bon plaisir ». Sur le second point, je suis flatté que M. de Lesquen m’attribue le pouvoir de susciter les candidatu- res à Versailles ! Que ne l’ai-je dis- suadé aussi de se présenter... Quant à penser que je cherche ainsi à m’attirer « la bienveillance de la mairie » (re-sic), cela veut dire qu’il voit François de Mazières élu haut la main. Cela se saurait... Que ne l’ai-je soutenu, lui ! Il est beaucoup plus grave en revanche de dire que je suis son directeur de campagne. C’est faux. Et encore plus grave de me qualifier « d’homme d’affaires équivoque » : cela fera l’objet de deux plaintes en diffamation. À bientôt devant les tribunaux. Vous êtes un vieil habitué.

Source : Archives PDF VersaillesPlus

Article issu de la veille automatisée.

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