Notre équipe vous assure les meilleures offres de prêts pour que votre projet aboutisse en toute sérénité. Versailles I St-Germain-en-Laye I Rambouillet Il était également appelé le « kiosque Barascud » ; ou la « salle Barascud ». Il n’a vécu que 61 ans. Achevé en 1869, il fut livré aux démolisseurs en 1930. Situé sur l’actuelle place Lyautey, face au « débarcadère » (gare Rive –gauche), le bâtiment se composait de galeries ouvertes pour le public et servant de promenoirs l’hiver ; au centre, la partie réservée aux musiciens, de forme elliptique pour une bonne qualité acoustique. Le pavillon Barascud était le résultat d’un legs de 30 000 francs fait à la ville de Versailles en 1852 par Pierre Charles Barascud, rentier, et destiné à l’édification d’une « salle pour les concerts publics des régiments ». A cette époque, les manèges militaires n’existaient pas ; la place qu’ils occupent aujourd’hui était une large promenade au centre de laquelle les musiques militaires donnaient des concerts en plein air. 16 ans seront nécessaires pour l’aboutissement du projet. De longues discussions sont d’abord menées sur l’emplacement de la construction : au centre de la promenade ? En face du « débarcadère de la gare » ? au coin de la mairie (emplacement actuel du Monument aux morts) ? Les choses tombent en sommeil. Puis le conseil municipal veut accélérer le processus. Divers projets sont envisagés ; un concours est lancé, gagné par l’architecte M. Favier fils. Les travaux débutent le 1er juin 1868 et s’achèvent en janvier 1869. La somme initiale de 30 000 francs est dépassée de 6000 francs, au grand dam du conseil municipal. Dans l’hiver 1868, le « Pavillon Barascud » reçoit les premiers concerts militaires que les versaillais apprécient. L’année suivante, vu l’importance de la fréquentation, une plaque de bronze « Pavillon Barascud » portant le nom du « généreux donateur » est apposée. Cependant, les Versaillais et les chefs de musique du régiment d’artillerie réalisent rapidement que le kiosque, censé protéger les musiciens et le public du froid, n’abrite que très peu des intempéries et que les nuisances sonores sont nombreuses. Surnommé par certains « la cloche à fromage », inutilisé pendant des années, l’édifice en mauvais état est détruit en 1930 et remplacé par un jardin. Marie-Louise Mercier-Jouve Le Pavillon Barascud, un bâtiment disparu Ve r s a i l l e s + N°144 - Février 2022 14 HISTOIRE+ Face à l’Hôtel de la Marine, se dresse la place de la Concorde, probablement la place la plus élégante de Paris. En son milieu, se dresse l’obélisque de Louqsor dont l’histoire mérite d’être contée. L’Egypte a toujours suscité une vraie passion en France. Cette « égyptomanie » s’est trouvée vivement relancée à la faveur de la Campagne de Bonaparte commencée en 1798, qui ne fut pas seulement militaire puisque près de deux cents savants et artistes accompagnaient l’Armée d’Orient. C’est en 1822 que Champollion découvre l’art et la manière de déchiffrer les hiéroglyphes mais ce n’est qu’en 1828 qu’il effectue son premier voyage dans cette Egypte qui le passionne depuis l’enfance : il peut ainsi vérifier sur place la validité de sa méthode et étudier un à un les monuments pharaoniques. Pour la remercier, le vice-roi d’Egypte, Mohammed Ali, offre en 1830 à la France les deux obélisques de Louqsor, soigneusement repérées par Champollion et préférées à deux autres obélisques situées à Alexandrie dont l’état général était bien moins bon. A la même époque, Mohammed Ali fait une offre similaire à l’Angleterre car il cherche surtout l’appui de ces deux grandes puissances européennes dans le combat qu’il mène pour l’indépendance de son pays, alors sous domination ottomane. Le remplacement de Charles X par Louis- Philippe à la suite des « Trois Glorieuses » ne change heureusement rien à ce projet puisque le cadeau est fait à la France et non à Charles X, et d’autre part le désir d’obélisque très prégnant à Paris depuis des dizaines d’années se trouve ainsi comblé... Il ne reste plus à la France qu’à venir chercher son premier obélisque. On décide de n’utiliser qu’un unique navire, capable d’évoluer successivement sur le Nil, la Méditerranée, l’Atlantique et la Seine. Baptisé le Luxor, il est mis en chantier à l’arsenal de Toulon. Un ingénieur de marine, Jean-Baptiste Lebas, originaire du Var, est responsable de l’abattage de l’obélisque, de son embarquement à bord du navire et de son édification à Paris. Le Luxor est prêt à prendre la mer en Octobre 1830 mais, pour éviter d’affronter les tempêtes de l’hiver, son départ est retardé au 15 Avril 1831. Le 3 Mai au matin, il accoste à Alexandrie. Le 15 Juin, le Luxor s’amarre à l’entrée du Nil, à Rosette, dans l’attente de la crue qui doit lui permettre de remonter le fleuve sans trop d’encombre. Le 7 Juillet, il lève enfin les voiles, aidé par deux remorqueurs. Chaque coude du Nil est pour lui une épreuve, l’obligeant à de difficiles manœuvres sous une chaleur accablante. Le voyage se déroule lentement (il s’agit de remonter le courant), marqué par plusieurs échouages, ou par l’affrontement de courants rapides ou encore par de courtes pauses quand il n’y a plus de vent. Enfin, le 16 Août, le Luxor jette l’ancre devant le temple de Louqsor, sur la plage d’échouage préparée par Lebas : celui-ci était en effet déjà sur place depuis une quinzaine de jours après avoir fait un voyage rapide au moyen d’une petite flottille. Il y a donc deux obélisques devant l’entrée du temple et Lebas s’est tout de suite rangé à l’avis de Champollion qui préférait celui de droite, en bien meilleur état que celui de gauche. De plus, étant le plus proche du Nil, il était logique de l’emporter en premier. Au moyen d’un système complexe de cordes, de câbles et de poulies, il faut l’amener lentement et sans secousses dans une position horizontale, puis le traîner jusqu’au navire sur un chemin de halage. Tout ce travail est accompli avec l’aide de
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Source : Archives PDF VersaillesPlus
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