Musique et musiciens à la Chapelle royale Une expérience sonore et visuelle proposée par le Centre de musique baroque de Versailles www.expodcast.cmbv.fr AVEC Un portrait à la fois intime et public d’un homme d’État, successeur de Louis XIV et formateur de Louis XV, qui gouverna la France durant huit ans, une personnalité complexe et surprenante qui marqua son époque de nombreuses façons. Alexandre Dupilet, l’auteur de cette biographie « Le Régent, Philippe d’Orléans, l’héritier du Roi-Soleil » est diplômé de Sciences-Po Paris, agrégé et docteur en histoire. Spécialiste de cette période particulière il a publié « La Régence absolue » en 2011 aux éditions Champ Vallon ainsi que « Le Cardinal Dubois, le génie politique de la Régence » en 2015 aux éditions Tallandier. Une personnalité hors du commun Philippe d’Orléans (1674-1723) est le neveu de Louis XIV, son père Monsieur, duc d’Orléans et sa mère Madame, princesse Palatine ne l’éduquent pas dans l’optique d’en faire un homme d’État, il n’est « voué à rien » excepté profiter de la vie, de ses plaisirs, des soupers fins aux opéras, curieux, intelligent, d’une grande mémoire, d’une grande culture. L’Histoire en décidera autrement puisqu’à la mort de Louis XIV, en attendant la majorité de Louis XV, il gouvernera la France entre 1715 et 1723. Certains le qualifieront de libertin indéfinissable, en attendant il se révèle un véritable homme d’État, autoritaire malgré son penchant pour le mezzo termine (art de la conciliation), faussement libéral, n’hésitant pas à sortir des rails tracés par Louis XIV, aussi s’alliera-t-il avec l’ennemi de toujours, l’Angleterre, afin de préserver la paix du royaume et le pouvoir absolu du futur roi Louis XV. Sa politique étrangère, ses capacités militaires marqueront son époque. Des réformes innovantes Philippe d’Orléans conseillé par son éminence grise, le précepteur le cardinal Dubois, plus tard premier ministre de Louis XV, instaure la polysydonie. C’est-à-dire qu’à la place d’un conseil de régence unique il fait mettre en place sept conseils pour assister le conseil de régence. L’homme d’État estime devoir s’éclairer des lumières de chacun, la haute noblesse retrouve un rôle après avoir été cantonnée à celui de courtisan sous Louis XIV. Trois ans plus tard, règnent le désordre et la confusion, Saint Simon évoque une « pétaudière » et l’ancien système est restauré, au moins il aura expérimenté un véritable changement. On lui doit aussi le « système de Law » « imaginé par l’écossais John Law qui préconise le développement de l’utilisation du papier monnaie afin de faciliter le commerce et l’investissement, système à l’origine des titres boursiers ». Le 2 mai 1716 est créé une banque privée à Paris la « Banque générale ». Ainsi ce portrait de Philippe d’Orléans nous révèle un homme aux multiples facettes, bien loin du personnage libertin parfois décrit, très au fait de ses responsabilités et qui malgré son peu de goût pour le lieu, s’installera à Versailles en même temps que le jeune Louis XV afin de le préparer au mieux à son rôle de monarque, un « éclairage neuf et inattendu » sur un régent à la gouvernance étonnement moderne. Véronique Ithurbide Alexandre Dupilet « Le Régent, Philippe d’Orléans, l’héritier du Roi-Soleil », éditions Tallandier, 25 euros A la découverte de Philippe d’Orléans dit le Régent Ve r s a i l l e s + N°131 - Décembre 2020 26 CULTURE + A 38 ans Nicolas Rodier sort son premier roman, son héros Pierre, élevé à Versailles, aîné de six enfants, d’une famille catholique, bourgeoise, plutôt conservatrice, ce n’est pas lui. On peut définir l’autofiction comme « un mélange de souvenirs et d’imaginaires, une projection de soi dans un univers fictionnel où on aurait pu se trouver ». Même si Nicolas Rodier se retrouve parfois dans son héros, « on parle le mieux de ce que l’on connait », il n’a heureusement pas vécu cette histoire, c’est la raison pour laquelle il qualifie son œuvre de « fausse autofiction ». En effet, l’auteur a grandi dans l’ouest parisien mais connait bien Versailles, il y a côtoyé des cousins, des amis de sa famille, il a étudié en Khâgne au lycée La Bruyère avant d’oser sortir des rails et d’étudier la philosophie. Après de vaines tentatives d’écritures autour de la vingtaine, Nicolas Rodier a suivi un atelier d’écriture à 35 ans et ce premier roman chez Flammarion a vu le jour lors de la rentrée littéraire 2020. Le déterminisme De ce milieu dit « privilégié », très attaché à ses codes, à l’entre soi, aux traditions, l’auteur a voulu mettre en avant la question du déterminisme social, du conditionnement, du formatage, auquel son héros tente d’échapper malgré la pression familiale, certaines voies ne sont pas envisageables dans ce milieu-là. Les « prépa », les « grandes études » sont obligatoires, sauf pour les filles bien sûr. Mais une rencontre, Maud sa future épouse d’un autre milieu social va l’aider. Il tentera de sortir de ce carcan familial qui fait fi des désirs individuels, de l’épanouissement des enfants. La violence et la honte « Sale bourge » sonne comme une insulte que Nicolas Rodier n’a jusqu’ici reçu que de la part d’autres « bourges ». Lui, comme son personnage, ne souhaite pas leurs ressembler, ni en porter les marques qu’il juge honteuses. Ce roman nous fait découvrir la violence morale et physique tapie au sein de la famille du jeune garçon, insoupçonnable de l’extérieur mais bien réelle. A travers l’histoire de Pierre et de ses frères et sœurs, on découvre une mère violente qui offre à ses enfants une vie faite d’humiliations, de gifles et de coups de cravache. Une violence qui ne pose pas question, banalisée, subie et vécue comme normale de la part des parents comme des enfants. D’une telle enfance, ne peuvent naître que l’inhibition, la mésestime de soi et un comportement violent dans la sphère affective. Pierre, une fois adulte, ne supporte plus rien, tout l’agresse, même les remarques les plus anodines de son épouse lui sont insupportables, il y répondra par la violence, un comportement qu’il ne parvient pas à combattre... Toutefois il a conscience de reproduire un schéma et d’avoir besoin de soins pour s’en défaire. Cette prise de conscience peut être le début d’une guérison. Véronique Ithurbide Nicolas Rodier « Sale Bourge » éditions Flammarion 17 euros Pour en savoir plus TV78.com émission VYP Nicolas Rodier « Sale Bourge » un premier roman qui claque, comme une paire de claques ! Ve r s a i l l e s + N°131 - Décembre 2020 27 CULTURE + Exposition Pendant plus de sept cents ans, la classe des Samouraïs a dominé le Pays. Tour à tour soldats aguerris, fidèles à leur seigneur dans des temps instables voués à la guerre puis, avec la paix retrouvée au XVII siècle, nouveaux nobles, dont les fonctions deviennent plus administratives que militaires, ils se sont transformés tout en gardant leurs valeurs fondamentales. Dans leur vie, les Samouraïs sont guidés par un code « Le Bushido » énonçant les principes moraux qu’ils doivent respecter : loyauté, honneur, courage, droiture, sincérité, respect et bienveillance. Esthètes et lettrés ils pratiquent aussi à la calligraphie et participent au rituel de la cérémonie du thé ainsi qu’à la poésie. Les Samouraïs incarnent tout cela et plus encore. Galerie Katana Ya Passage de la Geôle 78000 Versailles Samouraïs De la Guerre à la voie des Arts
Expodcast #1 ·
Musique et musiciens à la Chapelle royale Une expérience sonore et visuelle proposée par le Centre de musique baroque de Versailles www.expodcast.cmbv.fr AVEC Un portrait à la fois intime et public d’un homme d’État, successeur de Louis XIV et formateur de Louis XV, qui gouverna la France durant...
Source : Archives PDF VersaillesPlus
Article issu de la veille automatisée.




