4 Flâner sur la place d'armes, les yeux rivés vers le château, tout versaillais qui se respecte l'a déjà fait. Mais flâner sur la place d'ar- mes les yeux rivés sur autre chose que le château, nous sommes déjà beaucoup moins nombreux à l'avoir fait. Pourtant, de ces constructions qui habillent le lieu, le Palais des Congrès dénote un peu. Le travail de l'architecte Pierre-Edouard Lambert n'était, il est vrai, pas facile : construire, dans les années 60, un centre de congrès entre 2 chefs-d'œuvre du XVIIème. En janvier 1967, Charles De Gaulle l'inaugure en grande pompe et les avis sont unanimes. L'architecte a réussi à concilier le style classique et le fonctionnel. Pour arriver à ce résultat, il a fallu redoubler d'ingéniosité. Ainsi, le sol sableux a contraint les bâtis- seurs à réaliser une opération particulière : baisser le niveau de la nappe phréatique de quatre mètres ! Action réalisée au moyen d'aiguilles filtrantes. Très vite, le palais connait un véritable succès. En 1968, année qui suit l'inaugu- ration, la ville peut se vanter d'avoir accueilli 100 000 partici- pants à travers 230 réunions parmi lesquelles 26 congrès nationaux et 10 congrès interna- tionaux. Cela vaudra au palais une page pleine dans le Figaro du 3 mai 1969 dont le titre « Versailles, ville de congrès » illustre parfaitement son succès. Petit frère du Palais des Congrès parisien Beaucoup pourraient désormais percevoir notre palais versaillais comme cela. Depuis quelques années, sa gestion était entre les mains de la chambre de com- merce et d'industrie de Paris. La même qui s'occupe du beaucoup plus imposant Palais des Congrès de la capitale. Désormais, c'est le groupe VIPARIS qui en a la charge. Le changement est tout récent. VIPARIS est, en fait, le fruit du rapprochement entre la CCI de Paris et la société de gestion immobilière Unibail-Rodamco. Le groupe fédère ainsi les 9 princi- paux sites d'accueil de Paris et d'Ile-de-France. On pourrait alors se demander si Versailles ne ris- que pas d'être la cinquième roue du carrosse face aux très impor- tantes capacités d'accueil de sites comme le Palais des Congrès de Paris ou encore le CNIT de la Défense ? Difficile à dire pour le moment. Ce qui est sûr, c'est que le palais est une affaire plutôt rentable. Trois fois plus rentable même que la moyenne du sec- teur. En 2006 par exemple, le cen- tre de congrès de Versailles réali- sait un chiffre d'affaires un peu supérieur à 2 millions d'euros et dégageait un bénéfice de plus de 150 000 euros. Pourvu que ça dure…
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4 Flâner sur la place d'armes, les yeux rivés vers le château, tout versaillais qui se respecte l'a déjà fait. Mais flâner sur la place d'ar- mes les yeux rivés sur autre chose que le château, nous sommes déjà beaucoup moins nombreux à l'avoir fait. Pourtant, de ces constructions qui habillent le...
Source : Archives PDF VersaillesPlus
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