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Janvier 2019 - N°114
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Janvier 2019 - N°114

2 ACTUS MARDI 29 JANVIER 2019 18 h 30 – Au siège de l’Académie, 3 bis, Rue Richaud à Versailles « Napoléon et les siens » par Vincent HAEGELE Que n’a-t-on pas écrit sur la famille de l’homme dont le destin étonna le monde ? A peu près tout et son contraire, une image dominant toutefois l’ensemble...

Jean-Baptiste Giraud1 janvier 2016 à 00:003 vues

2 ACTUS MARDI 29 JANVIER 2019 18 h 30 – Au siège de l’Académie, 3 bis, Rue Richaud à Versailles « Napoléon et les siens » par Vincent HAEGELE Que n’a-t-on pas écrit sur la famille de l’homme dont le destin étonna le monde ? A peu près tout et son contraire, une image dominant toutefois l’ensemble des autres, celle d’un clan avide d’argent, d’honneurs immérités et de dépouilles prélevées sur les cadavres d’antiques monarchies. Joseph, Louis, Jérôme, Elisa, Caroline et urat, Pauline et Lucien : tous des frères dissipateurs, des sœurs ambitieuses et dépravées, des épouses indignes, des cousins sans scrupules … Pourtant, nul ne peut construire une dynastie sans compter sur son propre sang et c’est là le nœud gordien de toute l’entreprise de Napoléon Bonaparte : ses frères et sœurs ont accompagné, soutenu et parfois déterminé ce processus de conquêtes et de constructions civiles et militaires, partageant dès le début les douleurs de l’exil, la remise en cause systématique de leur place dans la société et les blessures d’amour-propre. Un homme seul, du reste, n’aurait sans doute pas pu réussir, lorsqu’un « système » (le mot et de Napoléon lui-même) multi-céphale permettait ce succès, même éphémère. Vincent Haegele décrypte ce magnifique coup politique et offre une lecture novatrice du système familial impérial, loin des clichés convenus sur le clan Bonaparte. Conservateur des bibliothèques de Versailles, ancien élève de l’Ecole nationale des chartes, archiviste paléographe, spécialiste reconnu de l’Empire, Vincent Haegele a publié la Correspondance intégrale, 1784-1818 de Napoléon et Joseph Bonaparte, ainsi qu’une biographie croisée des deux frères. Il est également l’auteur d’un Murat remarqué. Il est membre de l’Académie de Versailles. MARDI 12 FEVRIER 2019 18 h 30 – Au siège de l’Académie, 3 bis, Rue Richaud à Versailles « Sophie de Habsbourg – L’impératrice de l’ombre » par Jean-Paul BLED Epouse de l’archiduc François-Charles, deuxième dans l’ordre de succession, Sophie de Habsbourg occupe une position centrale à la cour de Vienne dès son arrivée en Autriche, en 1824. Son mari étant incapable de régner, elle reporte ses ambitions sur son fils aîné, le jeune François-Joseph qui, grâce à son soutien, monte sur le trône en 1848. Figure capitale de la décennie néoabsolutiste – François-Joseph ne prend pas de décisions majeures sans en avoir discuté avec sa mère -, Sophie est étroitement associée à la restauration du pouvoir monarchique. Cependant, dans les années 1860, son influence politique décroît. Elle assiste en spectatrice affligée à l’entrée de l’Autriche dans l’ère constitutionnelle et au compromis austro-hongrois. Sur le plan personnel, cette impératrice de l’ombre entre en conflit avec l’impératrice officielle, Elisabeth, les deux femmes incarnant chacune une conception antinomique de leur rôle. MARDI 12 MARS 2019 18 h 30 – Au siège de l’Académie, 3 bis, Rue Richaud à Versailles « Le temps de s’en apercevoir » par Emmanuel de WARESQUIEL Le portrait de notre époque sous la plume de l’un des meilleurs historiens de sa génération. Au miroir de l’histoire, l’actualité s’éclaire. Mêlant sujets graves et légers, Emmanuel de Waresquiel nous parle, avec finesse et humour, de notre indispensable besoin d’histoire. Une manière savoureuse et insolite de prendre l’air du temps. Né en 1957, Emmanuel de Waresquiel est historien, essayiste, chercheur à l’Ecole pratique des hautes études. Il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels : Talleyrand, le prince immobile en 2006, Fouché, les silences de la pieuvre en 2014 et Juger la reine en 2016. Chacun de ses livres a rencontré de nombreux lecteurs et a été traduit en plusieurs langues. Emmanuel de Waresquiel est membre de l’Académie de Versailles. Le programme de l’Académie + Versailles face au bouillonnement d’une société qui a perdu ses repères Etrange début d’année. Une agitation bouillonnante déferle depuis des semaines sur le pays, avec une prolifération d’invectives, de menaces, voire de voies de fait. Un véritable vent de déraison, amplifié par les réseaux sociaux qui se déchaînent, invoquant les grandes secousses du passé, en remontant à 1789, sans oublier 1848, les années trente et naturellement 1968. Sa principale caractéristique est une sorte de violence aveugle qui tient lieu d’expression sociale. Elle émane pourtant d’une minorité, qui est présente sur l’ensemble du territoire avec le sentiment qu’une large partie de l’opinion assiste muette à des événements qu’elle désavoue dans sa brutalité, tout en montrant une grande passivité à les combattre. Déjà les psychologues dénoncent l’incommunicabilité dans laquelle s’enfonce le monde actuel – car le phénomène n’est pas français. Il et lié à la révolution industrielle qui secoue la planète avec la mondialisation et l’avènement rapide de techniques, de procédés, qui bouleversent des habitudes séculaires, comme le développement d’internet et la marche forcée engagée vers la digitalisation. Ce mouvement qui n’a pas d’antécédent conduit à un éclatement des structures traditionnelles entre valeurs de droite ou de gauche, en faisant disparaitre les interconnexions qui existaient entre les classes sociales. Cela débouche sur un isolement croissant, un chacun pour soi exacerbé et finalement un sentiment profond de solitude, aggravé par un recours excessif aux smartphones, devenus les compagnons indispensables du quotidien. Dans ce paysage inquiétant, il existe heureusement des forces de rappel. Une fois de plus Versailles représente une exception. Malgré ses antécédents historiques, évoqués avec la fin du règne de Louis XVI, elle a échappé aux rares tentatives d’y semer le trouble. Car elle possède un souffle qui distille dans sa population des qualités susceptibles de répandre un climat apaisé grâce à des relations qui dépassent la notion de conflit. Le moment parait propice d’évoquer la présence de Daniel Cerdan, ancien du GIGN, qui a passé quatorze ans à Versailles, puisant dans les bienfaits du climat de la cité royale l’énergie pour assurer la protection des personnalités, lutter contre le terrorisme et le défaitisme et promouvoir au sein de cette unité d’élite le dépassement de soi (page 4). L’éducation joue à cet égard un rôle essentiel. Et Versailles brille toujours par le talent de ses écoles. Les derniers baromètres de sa réputation continuent de propulser ses préparations aux grandes écoles aux toutes premières places, voire en tête des palmarès nationaux. Avec des initiatives pour favoriser les innovations comme le parcours sup (page 12), ou le mariage de l’histoire et de l’éducation populaire, telle que le réalise le château de Versailles devenu école-musée, ainsi que l’évoque Marc André Venes Le Morvan (page 10). Marie-Louise Mercier-Jouve continue d’égrener la légende des rues de la ville avec le quartier des musiciens à Jussieu, où l’on célébrera cette année le cent cinquantième anniversaire de Berlioz que certains voudraient transférer au Panthéon (page 15). Elle poursuit la relation des lendemains de la Grande Guerre avec la présence des Américains à Versailles, alors que l’Académie des Sciences Morales a mis en chantier un colloque qui se tiendra fin juin au moment de la commémoration du centenaire du traité qui a mis fin au conflit (page 02). Une évocation qui ne manquera pas d’intérêt, au moment où va s’engager un grand débat national auquel tous les Français sont invités à participer par le président de la République pour tenter de faire baisser la fièvre dans le pays et nous rappeler la fragilité de nos systèmes démocratiques, un signal d’alarme lancé par Nicolas de Crécy, dans une allégorie qui a pris la forme d’un roman illustré, « les amours d’un fantôme en temps de guerre » (page 22). Michel Garibal Devenez Ami sur Facebook @VersaillesPlus Une information à la rédaction ? redaction@versaillesplus.fr Un message commercial ? publicite@versaillesplus.fr Édito +

Source : Archives PDF VersaillesPlus

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