17 amateurs, composés de soldats noirs, qui improvisent et à Versailles comme dans plusieurs grandes villes, on découvre le « ragtime instrumental », des rythmes syncopés, des partitions d’instruments à vent. Ces petits groupes noirs ont ouvert la porte aux grands du jazz qui arriveront en France à partir de 1925, Sydney Bechet et Josephine Baker. Les combattants La formation des officiers Versailles est l’un des centres de formation des Officiers américains qui, lorsqu’ils mettent le pied sur le sol français, ignorent tout de la guerre qui les attend. L’instruction a commencé en mai 1917. Le 30 janvier 1918 trois cents élèves sont réunis pour deux mois en vue d’un perfectionnement, mais, à la demande de l’état-major des USA, ils demeurent sans contact avec les unités françaises. Ce qui sera coûteux en vies humaines : les premiers « sammies » tombent sur le sol français dès la fin octobre 1917. Au front Parmi les troupes américaines, arrivent des militaires noirs dont les « sammies » ne veulent pas dans leurs régiments (pas plus que ceux d’origine indienne). Ceux qui partent au front sont alors versés dans les régiments français où ils se sentent à l’aise (témoignages d’après-guerre), plutôt bien considérés. Les autorités américaines, inquiètes de la situation, adressent aux généraux français une ferme marche à suivre… Depuis le printemps 1916, déjà, des pilotes américains volontaires sont au front et ont abattu des dizaines d’appareils ennemis ; ils sont entrés dans la « Légion Etrangère » et grâce au comité franco- américain d’aviation, ils ont formé l’ « escadrille Lafayette », en souvenir de l’aide apportée par les Français lors de la guerre d’Indépendance 140 ans plus tôt. Dans les hôpitaux versaillais, sont mentionnés quatre soldats américains décédés, dont deux aviateurs. L’humanitaire Les Etats-Unis, animés par leur pacifisme humanitaire, ont dès le début du conflit, financé des hôpitaux, ambulances, voiture pour les blessés comme le lycée Pasteur à Neuilly. Le 26 avril 1917, quarante voitures d’ambulances sont garées avenue de Paris, offertes par le Comité Central de Secours américain. La Croix rouge américaine est active depuis août 1914. A Versailles, la milliardaire Anne Morgan et ses amies collectent des fonds américains pour les victimes européennes de la guerre et fondent l’ « American Fund for French Wounded », une association qui fournit les hôpitaux et les ambulances en matériel médical et envoie des colis aux soldats. Au début de 1916 Anne Morgan transforme sa villa Trianon, boulevard Saint- Antoine, en maison de convalescence pour soldats. Marie-Louise MERCIER- JOUVE Sources : le journal l’Echo de Versailles ; la revue France-Amérique
Janvier 2019 - N°114
17 amateurs, composés de soldats noirs, qui improvisent et à Versailles comme dans plusieurs grandes villes, on découvre le « ragtime instrumental », des rythmes syncopés, des partitions d’instruments à vent. Ces petits groupes noirs ont ouvert la porte aux grands du jazz qui arriveront en France à...
Source : Archives PDF VersaillesPlus
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