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Janvier 2019 - N°114
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Janvier 2019 - N°114

24 CULTURE P résentée jusqu’au 24 février dans les salons du musée Lambinet, entourée des élégantes peintes par son père Antonio de la Gandara, la jeune dame en bleu dissimule bien des secrets sous son noble profil. Apportant sa touche d’imagination à une histoire vraie, Alexandre Laval esquisse à...

Jean-Baptiste Giraud1 janvier 2016 à 00:003 vues

24 CULTURE P résentée jusqu’au 24 février dans les salons du musée Lambinet, entourée des élégantes peintes par son père Antonio de la Gandara, la jeune dame en bleu dissimule bien des secrets sous son noble profil. Apportant sa touche d’imagination à une histoire vraie, Alexandre Laval esquisse à travers sa pièce le portrait d’une versaillaise romanesque… Un amour de jeunesse Antonio de la Gandara (1861-1917) est à l’apogée de sa carrière de portraitiste du Tout-Paris lorsqu’il peint sa fille Floria en 1907. Dans l’éclat de ses vingt ans, celle-ci vient de se fiancer, comme en témoigne la bague qu’elle arbore à sa main gauche, effilée comme la tige d’une fleur. Cadeau de mariage d’un père à sa fille, qui lui a transmis la beauté de ses traits hispaniques, ce portrait s’inscrit dans la lignée des élégantes silhouettes féminines nées du pinceau du « gentilhomme-peintre de la Belle Époque », devant lequel des célébrités comme la comtesse de Noailles et Sarah Bernhardt ont déjà posé. Mais la future mariée mélancolique cache un lourd secret : elle est le fruit d’un adultère de jeunesse avec une comédienne du théâtre de l’Odéon, Marie-Louise Revillet, surnommée « Sarah Valanoff » en ses temps de gloire. En effet, lorsque la séduisante actrice initie une relation avec Antonio au début de l’année 1887, le jeune peintre est déjà marié et tout juste père d’une petite Raymonde. Après l’expérience des Beaux-arts et des émulations artistiques au célèbre cabaret du Chat Noir, il entame sa carrière de portraitiste de la haute société grâce à sa rencontre avec le dandy et mécène Robert de Montesquiou. Pour trouver ses modèles, Antonio fréquente aussi les théâtres dans lesquels joue son frère cadet Edouard, protégé de la célèbre Sarah Bernhardt, et invite d’élégantes comédiennes croisées dans les couloirs de l’Odéon à venir poser dans son atelier. Le 19 novembre 1887, Sarah Valanoff accouche en secret d’une fille, alors que « la divine » (Surnom de Sarah Bernhardt) brûle les planches en Le jeune auteur, acteur et metteur en scène Alexandre Laval s’est inspiré du personnage de Floria Gravier, fille naturelle du peintre Antonio de la Gandara, dont le portrait est actuellement exposé au musée Lambinet, pour créer et jouer en ces lieux sa pièce inédite « Le Pinceau de la Belle Époque ». © Joachim Rossettini Le mystère de la dame en bleu

Source : Archives PDF VersaillesPlus

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