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Janvier 2019 - N°114
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Janvier 2019 - N°114

25 CULTURE incarnant la cantatrice Floria Tosca dans la pièce éponyme de Victorien Sardou, qui inspirera à Puccini son plus célèbre opéra. La fille d’Antonio et Sarah Valanoff est prénommée symboliquement « Judith Floria Tosca », trois prénoms d’héroïnes tragiques pour une petite fleur surnommée «...

Jean-Baptiste Giraud1 janvier 2016 à 00:003 vues

25 CULTURE incarnant la cantatrice Floria Tosca dans la pièce éponyme de Victorien Sardou, qui inspirera à Puccini son plus célèbre opéra. La fille d’Antonio et Sarah Valanoff est prénommée symboliquement « Judith Floria Tosca », trois prénoms d’héroïnes tragiques pour une petite fleur surnommée « Florise », née à l’ombre d’un père artiste partagé entre la peinture et les femmes... Cette naissance coûtera sa carrière à Sarah Valanoff et son mariage à Antonio de la Gandara qui ne s’engagera à nouveau qu’en 1909. À la recherche du temps perdu... à Versailles Quant à leur fille Floria, devenue adulte, elle devra se faire une place dans une société corsetée et divorcera de son premier mari pour l’amour de Johannès Gravier, dramaturge à succès. Après la guerre, elle s’installera à ses côtés à Versailles, en souvenir de son père qui y avait loué un appartement en 1910 près de l’hôtel des Réservoirs que fréquentait Marcel Proust. Jusqu’à sa mort en 1917, terrassé par une crise cardiaque dans son atelier parisien de la rue Monsieur le Prince, La Gandara y fit des séjours réguliers, arpentant les allées du parc du château pour immortaliser au pastel les statues et bosquets de ce « paradis terrestre », témoignage d’une Belle Époque s’enivrant de la douceur de vivre d’un XVIIIe siècle fantasmé, qui ne sera pas fauchée par une révolution mais par une guerre mondiale... De ce temps perdu, subsiste à jamais la beauté intemporelle de Floria, immortalisée dans sa robe de soie aux reflets « bleus horizon », couleur de la valse chantée par Adolphe Bérard en soutien aux Poilus partis au Front. « La dame en bleu » s’éteindra à Versailles en 1976, à l’âge de 89 ans, et repose au cimetière Notre-Dame auprès de son époux et de leur fille unique Claudine. En nommant ainsi son enfant, Floria cherchait sans doute à lui transmettre ce désir de liberté commun aux femmes de son temps avec la célèbre héroïne de Colette… Voici donc l’histoire romanesque d’Antonio de la Gandara et de Florise qui inspira au metteur en scène Alexandre Laval sa nouvelle pièce de théâtre, « Le Pinceau de la Belle Époque », créée au musée Lambinet les 27 janvier et 10 février 2019, proposant au public une immersion dans le Paris 1900 avec costumes et musiques d’époque. À voir à l’auditorium du musée Lambinet, 54 boulevard de la Reine à Versailles : - « Le Pinceau de la Belle Époque : Antonio de la Gandara et le secret de la dame en bleu » Une création de la Compagnie du Chapeau de Paille Pièce écrite et mise en scène par Alexandre Laval Dimanche 27 janvier 2019 à 15h30 Dimanche 10 février 2019 à 15h30 Avec Claire Penalver & Alexandre Laval Costumes de Julie Lefranc - « Antonio de la Gandara en son atelier », visite théâtrale de l’exposition dimanche 17 février à 15h30 avec Alexandre Laval Réservations conseillées auprès du Musée Lambinet au 01 30 97 28 75 Exposition « Antonio de la Gandara, gentilhomme-peintre de la Belle Époque », à voir jusqu’au 24 février 2019 au musée Lambinet. © Joachim Rossettini

Source : Archives PDF VersaillesPlus

Article issu de la veille automatisée.

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