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Janvier - Février - N°123
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Janvier - Février - N°123

12 Versailles et le cinéma (2) ! L a première assez prosaïque est que Sacha Guitry a eu quelques ennuis à la Libération et a eu a subir les foudres des comités d’épuration. Sa carrière d’avant- guerre où il était le maitre incontesté des comédies sembla brutalement bien loin et il risqua comme...

Jean-Baptiste Giraud1 janvier 2017 à 00:003 vues

12 Versailles et le cinéma (2) ! L a première assez prosaïque est que Sacha Guitry a eu quelques ennuis à la Libération et a eu a subir les foudres des comités d’épuration. Sa carrière d’avant- guerre où il était le maitre incontesté des comédies sembla brutalement bien loin et il risqua comme Arletty de connaitre un passage du désert sévère dans les années 50. Il lui fallait donc se remettre en selle pour redevenir le roi de Paris et trouver « une cause nationale » à défendre qui prouverait au monde que monsieur Sacha Guitry était un bon français ! La deuxième raison vient d’un cri d’alarme lancé par les actualités cinématographiques en 1951. Un documentaire titré « Il faut sauver Versailles » passe alors aux actualités – avant le film et l’entracte - dans les salles de cinéma un peu partout en France. Et c’est un choc : les images sont terribles et le spectateur stupéfait découvre un gardien sur les toits du château en train de soulever les plaques de zinc et de plomb découvrant des poutres en décomposition, des balustres tombant en poussières, un plafond de la Galerie des Glaces qui ne survie que grâce à un immense échafaudage, quant à l’Opéra Gabriel il ne tient debout que grâce à d’énormes poutres qui servent d’étais. Le Château -remis pourtant au gout du jour notamment par Pierre de Nohlac dans les années 20 et aussi par les fastes républicains du Centenaire de la Révolution Française en 1889 (la statue du Bassin du Dragon sera « restituée » pour cette occasion) semble avoir sombré dans l’oubli. A ce propos précipitez-vous pour voir impérativement l’exposition « Versailles Revival » qui se déroule actuellement au château et qui explique très bien comment le château va être « redécouvert » par les artistes, le public et l’intelligentsia à la fin du 19eme début 20eme. Las ! si des trains de « plaisirs » (« jusqu’à 500 trains par jours ! Versailles séjour idéal à 20 minutes de Paris » comme l’annonce fièrement une affiche des années 30 …) amènent des palanquées de Parisiens et de touristes ces derniers préfèrent passer un dimanche sur l’herbe à picniquer en regardant les Grands Eaux, à admirer les feux d’artifices et à pratiquer le canotage sur le Grand Canal avant de prendre une bière à la Brasserie de La Flottille. Le château en lui-même semble peu attractif et il faut reconnaitre que l’ameublement intérieur est extrêmement réduit. Il faut donc sensibiliser les Français à leur patrimoine en pierre et les faire rêver. Et pour les faire rêver Sacha Guitry va entreprendre de convaincre le ban et l’arrière-ban des actrices et acteurs les plus populaires. Cela tombe bien car il possède un carnet d’adresses extraordinaire et il va convaincre le gratin des premiers …et même des seconds rôles. Son film est en réalité un film à « Squetchs », formule courante d’avant guerre qui permettait de faire intervenir dans une intrigue une multiplicité d’acteurs qui venaient chacun « cabotiner » pour le plus grand plaisir des spectateurs. La liste retenue par Sacha Guitry donne le vertige et plus d’une trentaine de « vedettes » - de « monstres sacrés » de l’époque répondent présents pour une super production à la Cecil B. de Mille : Michel Auclair, Jean Pierre Aumont, Bourvil, Aimé Clarion, Claudette Colbert, Danielle Delorme, Daniel Gelin, Fernand Gravey, Sacha Guitry (il se garde le rôle de Louis XIV tant qu’à faire….), Pierre Larquey, Jean Marais, Georges Marchal, Lana Marconi, Gaby Morlay, Jean-Claude Pascal, Edith Piaf, Tino Rossi, Gerard Philippe, Micheline Presle, Jean Richard, Raymond Souplex, Jean Tissier, Charles Vanel et cerise sur le gâteau Orson Welles… Marc André Venes le Morvan Voici la genèse d’un film culte : « si Versailles m’était conté » de Sacha Guitry, film sorti à Paris le 10 février 1954.Si ce film mythique est né il y a une soixantaine d’années il y a deux raisons : HISTOIRE

Source : Archives PDF VersaillesPlus

Article issu de la veille automatisée.

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