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Janvier - Février - N°123
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Janvier - Février - N°123

22 P lusieurs réponses sont possibles. La première qui vient à l’esprit est une référence au créateur du relais de chasse – qui deviendra par la suite le Château de Versailles- le roi Louis XIII. En effet ce dernier, à plusieurs reprises durant son règne entre 1632 et 1638, s’engagea à consacrer...

Jean-Baptiste Giraud1 janvier 2017 à 00:004 vues

22 P lusieurs réponses sont possibles. La première qui vient à l’esprit est une référence au créateur du relais de chasse – qui deviendra par la suite le Château de Versailles- le roi Louis XIII. En effet ce dernier, à plusieurs reprises durant son règne entre 1632 et 1638, s’engagea à consacrer son royaume à « Notre-Dame » la Vierge Marie, si elle lui accordait la grâce d’avoir enfin un héritier. La grossesse « miraculeuse » d’Anne d’Autriche fut interprétée comme une réponse aux prières du couple royal. C’est ainsi que le roi tint sa promesse et le 10 février 1638 il signa et publia le texte solennel d’un édit de consécration à Saint-Germain-en-Laye. Le futur Louis XIV naquit le 5 septembre 1638 ; un de ses prénom étant d’ailleurs Dieudonné soit littéralement « don de Dieu ». Quand Louis XIV construira sa ville « neuve » de Versailles par la suite, le premier quartier et la première église porteront le nom de Notre-Dame. La deuxième raison est que dans d’autres villes - et ce bien antérieurement au règne de Louis XIII - les vierges votives en façades était une manière de mettre sous protection divine le bâtiment d’habitation. Une des villes qui possède le plus de ces niches votives est d’ailleurs le vieux Lyon (qui a « inventé » de surcroit la « fête des lumières » pour célébrer la fête de Marie) Enfin il faut rappeler aussi que le prénom de Marie (ainsi que celui de Anne, la mère de Marie), demeureront les prénoms féminins les plus courant et les plus populaires jusqu’à la guerre de 1914. Ce qui explique d’ailleurs le choix des révolutionnaires au 18eme siècle de baptiser la statue de la république « Marianne » qui est la contraction des 2 prénoms les plus usités à l’époque, ce qui ne pouvait que rassurer les citoyens un peu casaniers. Dans le quartier Saint Louis outre les statues de la vierge Marie, on peut aussi croiser une statue du roi Saint-Louis siégeant en majesté sur son trône, un saint Joseph (après tout c’est logique que le compagnon de Marie soit aussi présent) et hélas aussi quelques niches vides. Quant au quartier Notre Dame il se distingue par deux statues qui font impression par leurs dimensions : une première assez grande – environ 1.60 m sur un socle conséquent - rue Ducis au premier étage et dominant allègrement les bâtiments du marché Notre-Dame. Certains historiens la donne comme la statue de chœur de l’Eglise Saint Julien – la paroisse initiale de Versailles rasée par Louis XIV et remplacée par les bâtiments du Grand Commun – ; la seconde se trouve rue de L’Hermitage dans une niche au dessus d’une fontaine dite « miraculeuse ». Enfin dernière précision : certaines statues étant à l’air libre sans réelle protection ou un peu trop vulnérables – en cette période troublée où de nombreux bâtiments ou symboles religieux chrétiens sont soit volés soit vandalisés - je me trouve dans l’obligation de ne pas réaliser ici une cartographie publique trop précise de leurs emplacements. Vaut mieux après tout prévenir que guérir. Mais levez les yeux quand même en marchant et passez dans la rue d’Angoulême, la rue Saint Louis, la rue Saint Honoré, la rue de la Sainte Famille, Boulevard Saint Antoine, la rue d’Anjou, la rue Royale, la rue du Monseigneur Gibier, l’impasse des Gendarmes, la rue de l’Hermitage, la rue des Bourdonnais, la rue Ducis et la rue Henry de Régnier… Marc André Venes le Morvan En vous promenant dans certains quartiers à Versailles vous avez le choix de : soit regarder là où vous posez vos pieds (à ce propos lisez l’ouvrage - paru en 1975 - d’un des membres éminents de l’Académie des sciences morales, des lettres et des arts de Versailles et d’Isle de France « C’est pourtant vrai. A Versailles au temps des pavés fleuris. » du docteur Jacques Veslot) soit de regarder les façades vers le premier et le second étage. Là essentiellement dans le quartier Saint Louis - un peu aussi dans le quartier Notre-Dame - vous pouvez découvrir dans des niches - le plus souvent grillagées - des statues de « vierge à l’enfant ». La majeure partie se nichent ainsi dans le quartier Saint Louis certaines étant éclairées de surcroit la nuit. Pourquoi cette abondance de statuettes de la vierge Marie? Les vierges votives à Versailles

Source : Archives PDF VersaillesPlus

Article issu de la veille automatisée.

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