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Janvier - Février - N°123
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Janvier - Février - N°123

25 CULTURE Agnès b sort un livre « Je crois en l’âme » Agnès b se livre, un témoignage émouvant. Versaillaise jusqu’à son mariage à 17 ans, Agnès Troublé, dite Agnès b, revient dans ce livre « Je crois en l’âme » sur son enfance, son éducation bourgeoise et catholique, un microcosme dont elle s’est...

Jean-Baptiste Giraud1 janvier 2017 à 00:004 vues

25 CULTURE Agnès b sort un livre « Je crois en l’âme » Agnès b se livre, un témoignage émouvant. Versaillaise jusqu’à son mariage à 17 ans, Agnès Troublé, dite Agnès b, revient dans ce livre « Je crois en l’âme » sur son enfance, son éducation bourgeoise et catholique, un microcosme dont elle s’est éloignée, en gardant cependant un pilier essentiel : la foi. Une foi qui lui est propre, qu’elle a vécue en actes plus qu’en paroles. Elève du cours privé Gufflet elle se rendait le matin avant l’école à la messe de la cathédrale Saint Louis. Attirée par les arts elle suivit les cours de dessin des Beaux-Arts, neuf heures par semaine ainsi que des cours de danse au conservatoire. Agnès se souvient du catéchisme le jeudi, chez les Sœurs auxiliatrices, des « âmes du purgatoire » où l’on faisait prier les enfants à genoux les bras en croix. Après un déménagement dans le quartier Saint Louis, c’est rue des Bourdonnais, chez « les très généreuses sœurs de Saint-Vincent-de-Pau » qu’avait lieu le catéchisme : « elles en revanche je les adorais ». Bref une enfance entre conventions et liberté ; la mère d’Agnès b, qui la surnommait « agneau » avait déjà bien perçu que sa fille était un « phénomène ». Une enfance et une foi vivantes « Je n’ai rien oublié de mon enfance et peux m’y replonger facilement », dit-elle. L’odeur des troènes de la rue Galliéni lui revient encore. Née en 1941, elle se souvient du bruit des bottes des allemands. Et puis il y avait cet oncle qui « l’aimait trop » et qui lui inspirera un film, l’histoire d’une enfant abusée. « Je n’ai jamais quitté l’enfance », dit elle. La styliste ne vieillit pas, sans doute parce que son enfance est vivante en son cœur. Elle « croit en l’âme ». Agnès Troublé vit sa foi concrètement, par ses actes de tous les jours, ses partages, ses actions envers les plus démunis, son soutien aux artistes, envers la planète (Fondation Tara Expéditions) ; d’ailleurs elle ne conçoit pas que l’on puisse se dire chrétien et d’extrême droite… « Tout ce qui atteint l’homme me touche ». Une femme libre Cette petite Agnès née dans une famille nombreuse, bourgeoise, catholique, versaillaise avait tout pour vivre une vie faite de carcans, engoncée dans les conventions de son milieu, loin de la réalisation de soi. Malgré cela, elle a su tracer son chemin en toute liberté, avec courage et détermination, sans concessions, malgré les difficultés financières car le succès n’est pas venu tout de suite. Aujourd’hui cette mère de cinq enfants, nés de trois pères différents, créatrice, mécène et chef d’entreprise se réjouit de profiter de ses seize petits enfants qu’elle appelle « la marmaille » et de ses trois arrière- petits- enfants, tout en continuant son métier de styliste. Depuis peu Agnès a ouvert un nouveau lieu « La Fab », à Paris 13 ème, où sont exposées autour de thématiques différentes les multiples œuvres de sa collection d’art contemporain, une autre forme de partage… Véronique Ithurbide « Je crois en l’âme » Agnès b, éditions Bayard 16.90euros Ilustrations provenant de ses archives personnelles.

Source : Archives PDF VersaillesPlus

Article issu de la veille automatisée.

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