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Juin 2018 - N°109
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Juin 2018 - N°109

7 I l a découvert Versailles parce que sa femme y était née, car rien ne disposait ce boulimique des voyages à s’y installer. Mais aujourd’hui, il se réfugie au fond du quartier Saint Louis avec l’ivresse de celui qui a découvert le monde et sait qu’il retrouve dans la cité royale la sérénité...

Jean-Baptiste Giraud1 janvier 2016 à 00:003 vues

7 I l a découvert Versailles parce que sa femme y était née, car rien ne disposait ce boulimique des voyages à s’y installer. Mais aujourd’hui, il se réfugie au fond du quartier Saint Louis avec l’ivresse de celui qui a découvert le monde et sait qu’il retrouve dans la cité royale la sérénité indispensable à la réalisation de ses projets. Régis Fricotté en impose au premier regard par sa stature. Il émane de lui une puissance qui évoque aussi bien les grands espaces que les engagements hors du commun. On devinerait en lui certains traits d’un aventurier, mais le sourire permanent qu’il arbore indique qu’il éprouve une grande satisfaction dans l’existence. Car il s’est fixé une règle : « se faire plaisir dans le travail ». Une manière d’apprivoiser le bourreau qu’il est devenu pour lui-même avec l’immense avantage de pouvoir embrasser le monde avec gourmandise. Il a trouvé la pierre philosophale en arpentant la planète sans quitter son entreprise d’origine, Renault, où il a pu explorer la pléiade de métiers qu’elle offre aux esprits curieux et disposés à s’investir. Il est vrai qu’adolescent, l’hexagone paraissait déjà trop étroit pour la carrure qui était la sienne. Un parcours dans les écoles de commerce, en commençant d’abord dans l’hexagone le conduit pendant deux ans en Grande- Bretagne à Leeds, puis pendant un an à Brème en Allemagne. C’est d’ailleurs à Londres qu’il fait une double rencontre : la Régie Renault de l’époque, où, autour de la machine à café de l’entreprise, il découvre celle qui allait devenir sa femme et l’orienter ensuite vers Versailles. Il fait ses premières armes dans le marketing en 1992, puis rentre en France, où il devient animateur du réseau à Nancy d’abord pendant trois ans, puis à Troyes durant deux années. Renault lui ouvre alors une perspective nouvelle grâce à l’alliance conclue avec Nissan en le propulsant à la direction du marketing en Australie où la marque au losange veut se relancer, avant de repartir en Afrique du sud, à Johannesburg, pour accélérer la présence de Renault avec la nouvelle Sandero fabriquée pour la première fois localement. On mesure l’éclectisme du personnage, qui s’acclimate partout avec la même facilité. On peut dire qu’aucun modèle de la marque ne lui était véritablement étranger. Mais peu à peu il manifestait son penchant pour les qualités sportives de sa maison. Ainsi, dès 2010, il devient directeur commercial de Renault Sport, ce qui le mêle à cette vie particulière qui touche aux rallyes, aux grandes manifestations sportives avec les jeunes pilotes que les équipes de Renault Sport préparent a devenir les futures étoiles des plateaux de formule 1… avec aussi des connexions vers le show-biz, un monde dont le tourbillon le fascine et où les contraintes financières sont moins rigides que dans l’entreprise classique. Et peu à peu un nouveau rêve prend forme : il se passionne pour l’Alpine, cette voiture mythique, née en 1955, devenue championne du monde des rallyes en 1973, et vainqueur au Mans en 1978 rachetée à l’époque par Renault. Au total trente mille voitures seulement avaient vu le jour au cours des 40 années de sa brève existence. Pourtant, le mythe qui l’entourait était toujours présent et certains esprits songeaient à reprendre sa fabrication car elle correspondait aux goûts d’un certain public. En 2012, elle renaît de ses cendres et Régis rejoint l’équipe il y a deux ans. Elle est à PEOPLE

Source : Archives PDF VersaillesPlus

Article issu de la veille automatisée.

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