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Juin - Juillet - N°127 + 21
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CULTURE+ Photographier l’invisible, telle est sa quête… Dimitri de Larocque Latour, natif du Chesnay, dont l’exposition « Génie des lieux » est présentée en 2017 à l’Université Inter-Ages de Versailles puis en 2018 à l’Université Versailles/ Saint Quentin, Versailles Plus lui avait consacré un...

Jean-Baptiste Giraud1 janvier 2017 à 00:003 vues

CULTURE+ Photographier l’invisible, telle est sa quête… Dimitri de Larocque Latour, natif du Chesnay, dont l’exposition « Génie des lieux » est présentée en 2017 à l’Université Inter-Ages de Versailles puis en 2018 à l’Université Versailles/ Saint Quentin, Versailles Plus lui avait consacré un article à cette occasion. Le jeune homme, étonnant de talent et de maturité pour ses 24 ans, récidive cet été dans l’Eure, sur les lieux qui ont nourri l’imaginaire de son enfance. Depuis son plus jeune âge, il est fasciné par le monde fantastique des légendes. Il consacre d’ailleurs son mémoire de fin d’études en histoire à la représentation de la Dame Blanche en France au XIX siècle. « L’appel de Merlin » est le titre de sa prochaine exposition, est-ce aussi parce que le second prénom de Dimitri est Merlin, toujours est-il que le photographe est fasciné par le personnage et consacre son nouveau travail aux lieux qu’aurait pu habiter ou plutôt hanter Merlin l’Enchanteur. D’après de nombreuses légendes; les deux principaux seraient Le Mont Douloureux et l’Esplumeoir (terme de fauconnerie désignant la cage dans laquelle le faucon fait sa mue). Ce personnage mytique « incarne une force spirituelle universelle » et aurait été inspiré par, entre autres, Myrddin Wyllt, personnage historique écossais surnommé le « Fou des bois » en l’an 573. Cette fois-ci encore, le jeune photographe nous donne à voir des lieux magiques dont il restitue avec sensibilité la part de féerie et de mystère….Une jolie idée de visite pour cet été. Véronique Ithurbide Laissons le évoquer lui-même son exposition : Cet été Merlin enchante l’Eure ! En effet « L’Appel de Merlin » résonne avec puissance dans cet ancien site druidique. Une source dite miraculeuse («La fontaine-qui-guérit»), des symboles obscurs (une chouette entourée par deux corbeaux, dont un qu’elle étouffe), des visiteurs confiant sentir la présence de Marie de Ferrières, assassinée par son mari ici-même,... L’abbaye de Fontaine-Guérard, abbaye de moniales cisterciennes bâtie aux XII-XIIIe siècles, est un haut-lieu du surnaturel ; alors quand surgissent les paysages hantés d’Écosse ou de Bretagne, le vertige est total. J’ai parcouru les terres celtes en quête des deux symboles liés à l’Enchanteur : le Mont Douloureux (pilier magique qui rend fous ceux qui ne doivent pas l’approcher), et l’Esplumeoir, sa retraite forestière. À propos de forêt, prenez garde en traversant l’immense hêtraie de Lyons, qui encercle l’abbaye : Mathilde, la Dame blanche, en est la gardienne et Charles IX dit y avoir affronté un « spectre flamboyant ».

Source : Archives PDF VersaillesPlus

Article issu de la veille automatisée.

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