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Juin - Juillet - N°127 + 7
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Juin - Juillet - N°127 + 7

DOSSIER+ avec d’autres monuments – comme Vaux le Vicomte- ou avec d’autres parcs d’attraction historique comme le Puy du Fou « (…) le standard en qualité de services exige que le visiteur ne doit pas être déçu. A l’époque des réseaux sociaux et des notations en tout genre, le visiteur qui arrive ne...

Jean-Baptiste Giraud1 janvier 2017 à 00:004 vues

DOSSIER+ avec d’autres monuments – comme Vaux le Vicomte- ou avec d’autres parcs d’attraction historique comme le Puy du Fou « (…) le standard en qualité de services exige que le visiteur ne doit pas être déçu. A l’époque des réseaux sociaux et des notations en tout genre, le visiteur qui arrive ne doit pas s’ennuyer, ne doit pas être déçu, doit voir qu’il y a le standard d’accueil minimum et que le divertissement est de qualité ». Il défend un modèle économique responsable où tout ne doit pas être systématiquement gratuit. A ceux qui s’étonnaient que les Grandes Eaux soient payantes lors de la réouverture il rappelle qu’elles l’ont toujours été et que la gratuité de l’entrée des jardins naguère n’entraînait pas alors une augmentation de la fréquentation. De plus, les coûts de la machinerie aquatique c’est quand même 55 bassins et fontaines, 600 jeux d’eau, une consommation de 4 500 m3 d’eau en circuit fermé, une équipe de 13 fontainiers, 35 km de canalisations à surveiller en permanence ; quant aux Bosquets, c’est 15 salles de verdure dans un ensemble de 700 topiaires, de 300 000 fleurs plantées chaque année dans un petit parc d’environ 100 hectares parsemé de 235 vases en plomb ou en pierre et de 155 statues. « La culture n’a pas de prix mais elle a un coût ! la plus grande offre de proposition culturelle reste Paris et en île de France mais il faut donc la faire vivre et l’entretenir. Il existe des cartes d’abonnement et de multiples réductions et devant les baisses de dotation de l’Etat dans beaucoup de domaines il faut sans arrêt trouver des nouvelles sources de financement comme par exemple le mécénat ». Et cette année le problème devient encore plus crucial car pour célébrer les 250 d’existence de l’Opéra royal de très nombreux concerts étaient prévus sur un financement autonome qui ne recourt pas aux subventions publiques (le seul Opéra en France à ne pas vivre de subvention) : une partie des bénéfices des Grandes Eaux et des Fêtes de nuit alimentent les orchestres et solistes, le tout complété par la billetterie dédiée et la participation des mécènes de l’Opéra (l’« ADOR ») puis la vente de DVD et CD lors des captations. Un cercle économique « vertueux » qui peut donc être durablement fragilisé si un des maillons vient à faiblir ou à disparaitre. Malgré des injonctions sanitaires drastiques et parfois contradictoires, l’établissement repart donc avec la reprise des Grandes Eaux diurnes depuis le début juin, les concerts à la Chapelle royale sans public soit 7 captations TV (retransmises sur Mezzo) dont 4 enregistrements discographiques pour le label de CVS. Dernier événement en date, le retour des Grandes Eaux Nocturnes (avec une jauge à 5000 personnes ?) et de la Sérénade Royale de la Galerie des Glaces à compter du samedi 27 juin prochain ! Donc tous les samedis soir d’été jusqu’au 19 septembre, il redevient possible de (re)découvrir les Grands Appartements du Château en compagnie de musiciens et danseurs baroques, avant d’assister à un spectacle où bassins, fontaines et jeux d’eau rivalisent avec les feux d’artifice. Enfin dernier point économique à considérer dans la grande machinerie qu’est le domaine : les concessionnaires qui proposent des produits culturels comme la Librairie des Princes ou ceux qui proposent des vélos, des ballades à cheval, des barques, des voiturette électriques, des glaces, des gyropodes et les espaces de restauration comme le Bosquet de la Girandole, le Bosquet du Dauphin, la Flottille, Angelina, le Café d’Orléans et Ore – sous la houlette de Ducasse - sans parler de l’Hôtel haut de gamme qui devait s’ouvrir début juin dans l’Hôtel du Grand Contrôle en bas des 100 marches devant la Pièce d’Eau des Suisses (groupe LOV Hotel Collection / Alain Ducasse) et qui se retrouvent dans une situation plus que difficile. 10 fois moins de touristes pour l’instant, touristes qui hésitent de surcroit à trop dépenser (le gérant de La Flottille- seul restaurant ouvert pour l’instant dans l’enceinte du Château - Frederic Brunet reconnait qu’avec très peu de touristes étrangers – reste heureusement la clientèle versaillaise – et qu’avec la moitié des tables supprimé et un personnel permanent nécessaire de 40 personnes par jour la saison déjà amputée par les mois de confinement s’avère très difficile d’autant que les nouvelles annonces des résurgences de l’épidémie en Chine, en Inde, en Iran, aux Etats-Unis, en Israël et en Suède plombe encore plus les perspectives de reprise durable). Deux derniers conseils : c’est vraiment le moment de venir redécouvrir le Château. Vous pourrez ainsi prendre votre temps et loin de la cohue vous pourrez avoir le temps d’admirer tous les détails de sculptures, de peintures, de dorures, de tapisserie… des intérieurs. Enfin venu le temps de pouvoir prendre des photos sans un indélicat qui vous obstrue la vue ! Enfin regardez très régulièrement les sites internet du château de Versailles chateauversailles.fr et celui de Château Versailles Spectacle chateauversailles-spectacles.fr : régulièrement vous avez de bonnes nouvelles et de nouveaux événements en annonce. Marc-André Venes Le Morvan

Source : Archives PDF VersaillesPlus

Article issu de la veille automatisée.

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