La statue de l’Abbé de l’Epée, fondateur au XVIIIe siècle de la première œuvre d’éducation des sourds-muets, revient à Versailles. eux-mêmes qui créeront alors leur langage des signes, l’abbé les aidant à le structurer pour qu’il reste com- patible avec la syntaxe française. C’est de lui et de son œuvre qu’il est notamment question dans le fi lm de Patrice Leconte, « Ridicule ». L’Abbé de L’Epée présente ses protégés au roi, faisant l’admiration de la cour : à sa mort, en 1789, la majorité des sourds-muets de l’Europe sont ins- truits grâce à ce langage, communi- quant au-delà des barrières linguis- tiques sans besoin d’un traducteur ! Avant lui pourtant, les sourds- muets passaient pour des simples d’esprit. Juste avant sa mort, l’Abbé recevra de la toute jeune Assemblée Constituante l’engagement que l’Etat poursuivra son œuvre. Ins- tallé depuis 1794 rue Saint-Jacques à Paris, l’Institut National des Jeu- nes Sourds de Paris continue de nos jours la mission de l’Abbé. La statue installée aujourd’hui place de la cathédrale date de 1843, et fut commandée au sculpteur Michaud sur souscription d’une as- sociation de sourds-muets, en hom- mage à leur bienfaiteur et premier instituteur. LG
L’Abbé Volant
La statue de l’Abbé de l’Epée, fondateur au XVIIIe siècle de la première œuvre d’éducation des sourds-muets, revient à Versailles. eux-mêmes qui créeront alors leur langage des signes, l’abbé les aidant à le structurer pour qu’il reste com- patible avec la syntaxe française. C’est de lui et de son...
Source : Archives PDF VersaillesPlus
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