Seuls les soldats mobilisés âgés de plus de 40 ans sont libérés à la fin de 1918 ; il faudra attendre près d’un an pour que les plus jeunes le soient. Beaucoup en effet sont maintenus sur les lieux de combat afin de faire pression sur l’ennemi tant qu’il n’a pas signé les conditions de paix. Le retour des prisonniers est plus rapide. Clémenceau proclame devant l’Assemblée nationale :« Rapatriement immédiat, sans réciprocité, dans les conditions de détail à régler, de tous les prisonniers de guerre, y compris les prévenus et condamnés, des Alliés et des États-Unis. » 500 000 français sont alors prisonniers en Allemagne dans 120 camps ; ils rentrent par camions, par bateau et train, après avoir souvent effectué une partie du trajet à pied. Ils arrivent affamés, épuisés, en haillons. Tous seront rentrés fin janvier 1919. Le journal Le Semeur de Versailles, du 8 décembre 1918 informe : Plusieurs centaines de prisonniers français (environ 200) rapatriés d’Allemagne sont en cantonnement au camp de Satory ; quelques uns d’entre eux ont été hospitalisés dans les Hôpitaux auxiliaires de la ville. Mais ils ne seront démobilisés que dans le courant 1919 et reçoivent si besoin un soutien des associations. Le 26 décembre 1918, à Sainte-Geneviève, rue de l’Ecole des postes, est ouverte l’ « Oeuvre d’assistance au retour des prisonniers de guerre ».
Le Retour Des Soldats Et Des Prisonners
Seuls les soldats mobilisés âgés de plus de 40 ans sont libérés à la fin de 1918 ; il faudra attendre près d’un an pour que les plus jeunes le soient. Beaucoup en effet sont maintenus sur les lieux de combat afin de faire pression sur l’ennemi tant qu’il n’a pas signé les conditions de paix. Le...
Source : Archives PDF VersaillesPlus
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