en Chiffre Rencontre avec Irène Peysson, Directrice de l’Agence Principale Place Hoche Ve r s a i l l e s + N°128 - Sept 2020 11 ACTUS + Léonard de Vinci au XVIe siècle le propose en tissu et imbibé d’eau pour les navigateurs en cas d’attaques avec produits chimiques. Notre pandémie n’est pas la première. Notre précédent millénaire en a traversé plus d’une. L’Europe a connu plusieurs épidémies de pestes. Charles de Lorme premier médecin de Louis XIII, imagine un masque en 1619 en carton bouilli doté d’un bec à deux trous permettant la respiration et par sa conception, pouvant recevoir des herbes aromatiques ou des épices. Au XVIIIe siècle, il est recommandé aux travailleurs des marais insalubres de porter une étoffe ou une gaze sur le visage ou un cône creux en tissu fin pour les chapeliers, les plâtriers … AU XIXe siècle, le médecin allemand Carl Flügge inquiet de la possible propagation de maladie entre médecins et patients via la salive, insiste pour le port d’un masque lors d’opérations chirurgicales. Notre Grande Guerre de 14-18 avec le gaz comme nouvelle arme de guerre. Le masque est inévitable. Certes, l’usage que l’on nous demande d’en faire est quotidien. Serions-nous désormais, nous, versaillaises en train de vivre comme ces dames de la Noblesse qui, soucieuses de protéger la douceur de leur teint, se paraient d’un masque ? Imaginer cela, donnerait amusement et décontraction à nos visages que nous ne dévoilerons plus avant longtemps. Ne pas divulguer nos émotions et donner à nos visages le tablier d’écoliers que tous portaient pour ne plus nous différencier. Fondus dans la masse. Le porter sauve des vies, celles de nos anciens et de nos fragiles. Et même si pour certains c’est une mascarade. Le challenge est porteur d’espoir. Nous ne sommes pas dans le jeu même si le « je » se perd dans ses clones. Et si nous faisions de ce masque un accessoire qui n’a définitivement rien d’accessoire. Vivons heureux, vivons masqué. Nous perdons notre sourire mais n’oublions pas que seuls les yeux sont le reflet de notre âme. Et joie de la modernité, il n’est plus en vessie d’animal. C’est du bonheur, vous ne trouvez pas ? Restons vigilants et si ce n’est pas pour soi, c’est juste pour les autres. Ce que je nomme le « regard posé ». Stéphanie Herter Instant V A l’origine, il avait une fonction funéraire. Durant l’Antiquité en Egypte, il recouvrait les morts. Il était une simple feuille d’or qui servait à mouler le visage et permettait au décédé de garder son visage. Puis il devient un objet de théâtre en écorce puis en cuir. C’est à la Renaissance qu’il devient très célèbre avec la Comédia dell’Arte. Vous pensez qu’il n’était que masque de carnavals, de théâtre, de fêtes comme Halloween ? La réponse est négative puisque dès l’Empire Romain, il était fabriqué à partir de vessie animale et utilisé dans des mines.
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en Chiffre Rencontre avec Irène Peysson, Directrice de l’Agence Principale Place Hoche Ve r s a i l l e s + N°128 - Sept 2020 11 ACTUS + Léonard de Vinci au XVIe siècle le propose en tissu et imbibé d’eau pour les navigateurs en cas d’attaques avec produits chimiques. Notre pandémie n’est pas la...
Source : Archives PDF VersaillesPlus
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