21 ACTUS Pourvue de larges avenues qui voient prospérer les nouveaux EDP (engins de déplacement personnel type Segway ou trottinette électrique), de 120 km de voies accessibles aux vélos dont 22 de pistes cyclables, de 20 000 places de stationnement automobile en voirie et de 4 parkings publics souterrains, desservie par trois gares depuis et vers Paris, proche de l’ autoroute A13 comme de la radiale A86, Versailles est à l’évidence privilégiée en terme de moyens de mobilité, quelles que soit les imperfections ou les avanies au quotidien, dont les bouchons aux heures de pointe ou les pannes de trains, dont notre publication se fait aussi régulièrement l’écho. I l est vrai que les besoins sont très importants : mouvements quotidiens pendulaires puissants liés au travail (70% des franciliens travaillent hors de leur commune de résidence et 40% des emplois régionaux sont concentrés dans dix arrondissements de Paris et 15 communes de très proche banlieue), flux considérable de touristes (7 millions de visiteurs par an au château), sans guère de véritable période basse l’hiver, déplacements nombreux liés au commerce et aux loisirs y compris vers deux centres commerciaux géants assez proches (Parly II et Vélizy II). Dans les prochaines années, des flux inédits viendront encore s’ajouter à l’existant depuis le « nouveau Satory », logements, laboratoires et entreprises, qui surgira au débouché du tracé en dix stations de la ligne 18, Orly – Versailles, du métro (Grand Paris express) parcourant en une demi heure la zone scientifique et technique en plein essor d’Orsay Saclay. On sait enfin que les mobilités sont de plus en plus questionnées au regard tant du progrès technique qui dessine de nouvelles perspectives (que sera la voiture ou le train de demain ?) que des enjeux écologiques (se déplacer de façon plus « propre » et plus économe, en termes d’énergie et de pollution). Ces deux puissants facteurs d’innovation se recoupent largement. Ils laissent encore planer de fortes incertitudes sur l’issue des batailles entre géants de l’industrie, de l’énergie et des TIC quant à savoir quels seront, à long terme, d’ici 20 ou 30 ans, parmi les projets foisonnants mis à l’étude et testés, les modes de transports et les solutions d’aménagement qui vont s’imposer, avec les besoins locaux corrélatifs. Le véhicule de demain sera peut être hyper connecté, sans chauffeur et avec l’hydrogène comme carburant, remplaçant à terme à la fois les voitures individuelles, les bus et les taxis, à moins que s’impose le règne de nouveaux véhicules d’une à trois roues ou celui de la voiture électrique… Le cluster de Versailles Satory est, en tout cas, en pointe sur ces questions, en matière de recherche et d’applications avec l’implantation de centre d’études IFSTTAR et la récente ouverture, en octobre dernier, de l’institut Védecom (pour « véhicule décarboné et communicant »). Ces entités scientifiques ont rejoint, comme l’université (UVSQ), l’ accord cadre sur les mobilités innovantes qui associe depuis 2015 aux collectivités territoriales (Versailles Grand parc et département des Yvelines) de nombreux acteurs nationaux de l’industrie, des transports et de l’énergie. Les mobilités, urbaines et régionales, constituent donc à coup sûr, un sujet majeur de réflexion et de réalisations, pour la ville et l’agglomération, dans les années à venir. Bernard Legendre La mobilité au croisement des chemins à Versailles
Mars 2018 - N°106
21 ACTUS Pourvue de larges avenues qui voient prospérer les nouveaux EDP (engins de déplacement personnel type Segway ou trottinette électrique), de 120 km de voies accessibles aux vélos dont 22 de pistes cyclables, de 20 000 places de stationnement automobile en voirie et de 4 parkings publics...
Source : Archives PDF VersaillesPlus
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