CULTURE+ « Le château de mon père » ou l’œuvre d’un conservateur « Le château de mon père » ou l’œuvre d’un conservateur L a scénariste Maïté Labat a travaillé huit ans au Château au service de la communication, c’est elle qui a eu l’idée de ce projet. Elle a travaillé avec un coscénariste Jean-Baptiste Véber et deux dessinateurs Alexis Vitrebert et pour une partie du storyboard Stéphane Lemardelé. Un important travail de recherches Les archives du château et les mémoires post mortem de Pierre de Nolhac, ainsi que d’autres nombreuses recherches et témoignages lui ont permis l’écriture de cette histoire peu connue du grand public. C’est à travers le narrateur : Henri, le second fils du conservateur, par sa voix et son regard d’enfant grandissant au fil du temps, que l’auteur nous entraine à la découverte d’un homme à la détermination hors du commun, de son œuvre publique et de sa vie privée. En effet il a la ferme ambition de faire revivre ce palais, « un bel endormi », malgré le peu de moyens financiers et les obstacles les plus décourageants. « Laissons en paix ce musée qui n’intéresse plus personne en ces temps républicains » Voici la philosophie qui anime Charles Gosselin, le conservateur du château lorsqu’en 1837 Pierre de Nolhac y emménage avec sa famille comme attaché de conservation. Quelques années plus tard il est nommé conservateur et n’aura de cesse de redonner à ces lieux leur gloire passée, une rude tâche à laquelle il consacre sa vie. Il faut savoir que Louis Philippe avait fait transformer le château en « musée de l’histoire de France, les chefs -d’œuvre de l’Ancien Régime sont remisés dans les attiques ». Aussi lorsque Pierre de Nolhac découvre les portraits des filles de Louis XV par le peintre Nattier, portraitiste de la cour, il profite de l’événement pour « relancer Versailles, le château dort depuis trop longtemps ». A la surprise de tous il décide d’organiser une exposition ce sera le point de départ de la restructuration de tout le musée. Une immersion dans l’Histoire récente De nombreux événements, petits ou grands, vont jalonner la vie du château. Ainsi, Versailles accueillera le président Félix Faure avec le Tsar Nicolas II en visite, plus tard James Gordon Bennett homme de presse américain, propriétaire du New York Herald, propose une aide financière au musée, un des premiers mécènes. On voit aussi Pierre de Nolhac récupérer des cadres au Louvre auprès de son confrère Georges Lafenestre pour cause de finances au plus bas ou bien en conflit (une fois de plus) avec l’architecte des Monuments Historiques qui fait scier froidement les statues originales afin de les restaurer plus facilement…En 1913 l’Assemblée Nationale élit comme tous les 7 ans à Versailles le nouveau président : Clémenceau, ensuite, au cours de la guerre l’entreprise Georges Truffaut en raison de l’effort de guerre, organise la plantation d’un potager dans les jardins, la main d’œuvre est constituée de soldats indochinois… Tous ces faits constituaient la vie du château il y a peu, « le Versailles de la République », telle que l’on a du mal à l’imaginer aujourd’hui. Ainsi ce roman graphique, ses magnifiques planches en noir et blanc, exprimant la réminiscence des souvenirs d’un enfant, nous plonge au cœur d’une aventure à la fois personnelle et publique, une biographie historique qui ne manquera pas de passionner les amoureux du château ! Véronique Ithurbide « Le château de mon père, Versailles ressuscité » éditions château de Versailles / La Boîte à Bulles 24 euros A l’occasion de l’exposition « Versailles Revival 1867-1937 » le château de Versailles en partenariat avec la maison d’éditions La Boîte à Bulles, fondée par Vincent Henry en 2003, proposent un roman graphique retraçant l’œuvre fondatrice du conservateur Pierre de Nolhac entre 1837 et 1920. nous y sommes.
Mars - N°124 + 26
CULTURE+ « Le château de mon père » ou l’œuvre d’un conservateur « Le château de mon père » ou l’œuvre d’un conservateur L a scénariste Maïté Labat a travaillé huit ans au Château au service de la communication, c’est elle qui a eu l’idée de ce projet. Elle a travaillé avec un coscénariste...
Source : Archives PDF VersaillesPlus
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