10 C e lundi, à 11 heures, le canon se met à tonner ; mais il est pacifique. Versailles, comme la France entière, est dans la joie. L’Allemagne, vaincue, a capitulé. Les drapeaux tricolores se répandent dans les rues ; une grande foule se masse devant l’hôtel de ville, parée de fleurs et de rubans aux couleurs alliées ; la Marseillaise résonne de toutes parts. Les fenêtres sont pavoisées de drapeaux et oriflammes. Mais beaucoup de versaillais se sont rendus en train à Paris où la liesse est décuplée. A 16 heures, sur la Place d’Armes, une salve de 101 coups de canon est tirée, tandis que les cloches des églises sonnent à toute volée le premier Te Deum. Ecoliers et lycéens ont quartier libre pour une après-midi joyeuse. Les 16 canons allemands installés comme trophées autour de la statue de Louis XIV reçoivent beaucoup de visites. Ce même jour, au conseil municipal est présenté un vœu de donner à des artères de Versailles le nom des grands français qui ont permis la Victoire ; ce seront les rues Georges-Clémenceau, Maréchal-Foch,Maréchal-Jofffre, en premier lieu.
Novembre 2018 - N°112
10 C e lundi, à 11 heures, le canon se met à tonner ; mais il est pacifique. Versailles, comme la France entière, est dans la joie. L’Allemagne, vaincue, a capitulé. Les drapeaux tricolores se répandent dans les rues ; une grande foule se masse devant l’hôtel de ville, parée de fleurs et de rubans...
Source : Archives PDF VersaillesPlus
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