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Octobre 2018 - N°111
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Octobre 2018 - N°111

16 BUSINESS l e miracle s’appelle 17h10, leur future marque. Le principe en est simple. Mais lorsqu’elles l’expliquent, on réalise à quel point constituer une garde-robe est un casse-tête. Les chiffres parlent d’eux- mêmes : sur 300 femmes interrogées, seules 2% se déclarent satisfaites de l’offre...

Jean-Baptiste Giraud1 janvier 2016 à 00:002 vues

16 BUSINESS l e miracle s’appelle 17h10, leur future marque. Le principe en est simple. Mais lorsqu’elles l’expliquent, on réalise à quel point constituer une garde-robe est un casse-tête. Les chiffres parlent d’eux- mêmes : sur 300 femmes interrogées, seules 2% se déclarent satisfaites de l’offre de tailleurs en cours. 85% réclament plus de choix afin de trouver des coupes qui épousent leur morphologie, 30% sont sensibles au sens du détail et à une image féminine et déringardisée. « Souvent les tailleurs pour femmes sont moins qualitatifs que les costumes pour hommes et c’est bien dommage », regrette Marine, 33 ans et membre du panel interrogé. « On trouve rarement un haut et un bas qui conviennent parfaitement » ; « il est difficile de trouver quelque chose d’harmonieux quand on est petite (1m58) et assez pulpeuse (95C-D). Les vestes sont compliquées à fermer et les jupes/pantalons sont souvent trop longues » nous déclare une interlocutrice qui préfère rester anonyme. Une offre abordable mais pas du prêt- à-porter Or, face à des problèmes aussi communs, l’offre des marques généralistes est fragmentée, avec du mass-market à 100-400 € et des ateliers qui proposent jusqu’à 2000 €. Mais qu’a-t-on pour ce prix-là ? Dans le sur-mesure, des produits de grande qualité, des coupes personnalisées, une expérience d’achat hors du commun auprès d’artisans de renoms… il faudra être patiente : plusieurs séances d’essayage, des coupes « qui ne font pas d’erreur » (pas très modernes, en décodé) et des semaines d’attente pour la confection. A l’autre bout du spectre, des marques 100% personnalisables, disponibles sur le net à environ 200 €. C’est made in China, c’est cheap. Au milieu s’est créée une marque pour lycéennes modernes, en phase avec les tendances. Bon, d’accord, l’image qu’elle donne de la femme n’est pas forcément celle dont tout le monde rêve : quand on est la patronne du service, porte-t-on des tailleurs de fashionista ? Là, ça se complique. Comment répondre aux attentes ? Fortes du soutien de jeunes leaders de la mode (Benoît Wotjenka, co-fondateur de la marque Bonne Gueule, Véronique Jordan, modéliste pour Balenciaga et Nina Rici, Jean-Luc François, styliste et ancien de la Maison Yves Saint Laurent), Amélie et Caroline ont choisi d’écouter les « 63% des femmes (qui) recherchent des tailleurs de qualité, avec des belles matières confortables ». C’est le cœur de leur offre, avec la possibilité de combiner plusieurs éléments pour constituer soi-même, sur le net, une tenue personnalisée. Avec quatre hauts et quatre bas, vous obtenez seize combinaisons possibles, rendues infinies par le jeu des couleurs. Votre blazer cintré, vous le prenez avec un pantalon affûté, à pinces ou droit ? Finalement ce sera avec une jupe fourreau. Ou bien non, si on reprenait avec un top ? Ce jeu-là, combien représente-t-il de mètres et d’heures d’attente dans le couloirs des « Votre prochain tailleur ? A 17h10 » La jeunesse versaillaise s’intéresse à un projet issu de notre ville qui répond à un besoin général : Amélie Delacour et Caroline Rey veulent qu’enfin les jeunes professionnelles puissent composer elles-même leurs tailleurs, en bénéficiant des coûts du prêt-à-porter tout en personnalisant la tenue de chacune.

Source : Archives PDF VersaillesPlus

Article issu de la veille automatisée.

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