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Octobre 2018 - N°111
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Octobre 2018 - N°111

9 ACTUS de réalisation. La toile est traitée pour résister plusieurs années aux UV du rayonnement solaire et la prise au vent est minimale grâce à sa pose laissant peu de place au passage du vent et grâce aux fixations élastiques qui lui donnent de la flexibilité. C’est une création originale de...

Jean-Baptiste Giraud1 janvier 2016 à 00:002 vues

9 ACTUS de réalisation. La toile est traitée pour résister plusieurs années aux UV du rayonnement solaire et la prise au vent est minimale grâce à sa pose laissant peu de place au passage du vent et grâce aux fixations élastiques qui lui donnent de la flexibilité. C’est une création originale de l’artiste qui est resté libre de choisir son traitement visuel en recourant à la technique de l’anamorphose, un procédé qui permet de voir des formes particulières selon l’angle de vue du spectateur : l’exemple le plus célèbre en peinture reste le tableau de 1533 d’ Hans Holbein le jeune « Les ambassadeurs » sur lequel le touriste - s’il regarde en se plaçant sur la gauche de la toile- peut apercevoir un crane humain en plein milieu de la toile alors que s’il s’était placé devant le centre de la toile il n’aurait perçu qu’une forme indistincte allongée et évidée sans signification. Quant à la bâche de la chapelle royale elle a été conçue également visuellement dans cette optique pour que les touristes au milieu de la cour d’Honneur puissent apercevoir au mieux la perspective intérieure inversée du bâtiment : en effet la structure montre en réalité l’intérieur de la chapelle avec le maître autel au fond… prouesse artistique doublée d’ une prouesse technique donc. Ce type de réalisation - recouvrir les échafaudages par de grands visuels - date de la fin des années 80 avec par exemple les toiles événementielles de Catherine Feff en 1989 avec le drapé de l’Arc de Triomphe en bleu-blanc-rouge, les décors sur la façade de la Madeleine en 1991 et la façade reconstitués du château Hohenzollern de Berlin en 1992/93. A noter que l’Ecole d’Art Mural de Versailles perpétue cette spécialité d’art et de décoration urbain et a réalisé par exemple un très beau trompe l’œil sur une des ailes de l’hôtel de ville alors en réfection. Le Château de Versailles n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai puisque que la réfection du Pavillon Dufour ainsi que la maison de la Reine au Hameau avaient aussi eu le droit à ce type de traitement. A noter que l’actuelle réalisation de Pierre Delavie est double puisque coté jardin donnant sur l’esplanade et l’aile Nord du Château le visuel de la bâche - donnant sur l’arrière de la chapelle - représente le plafond peint de l’édifice. Quant aux noms des mécènes, outre celui de Philantropia, ils apparaissent de manière très discrète sur le pan sud de la bâche coté ville : la maison Dior, Saint-Gobain - entreprise historiquement rattachée au château de Versailles depuis la réalisation des glaces de la grande galerie sous Louis XIV - et JC Decaux pour son expertise en affichage. Quid de la bâche en 2022 à la fin de travaux extérieurs ? Pierre Delavie reste catégorique : pas question de la transformer en objet souvenir sous forme de sacs et de cabas comme précédemment « (…) les motifs sont bien trop gros pour apparaître visuellement sur de petits objets », il envisagerait plutôt une vente caritative aux enchères pour une fondation comme Care France – association humanitaire de solidarité internationale - ou le Fond Helen Keller – ONG spécialisée dans la prévention de la cécité et de la malnutrition. Marc André Venes Le Morvan

Source : Archives PDF VersaillesPlus

Article issu de la veille automatisée.

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