26, rue de Versailles 28 27 26 25 24 23 22 21 20 19 18 17 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 26 27 28 Maquette Versailles Plus 2_24 28/02/08 22:58 Page 22 Le faux sondage fait scandale Malaise à la rédaction du Parisien Yvelines. Le quotidien s'est fait pié- ger par un informateur qui a procuré au journaliste localier en charge de l'actualité versaillaise un « sondage secret commandité par le bureau national de l'UMP ». L'article paru en page deux du quotidien le 20 février titre alors « un sondage secret agite les candidats » et défraye aussitôt la chronique. Pourquoi ? Les résultats donnés par le sondage d'abord, « avec une marge d'erreur de 3 % » précise le quotidien, paraissent très suspects à deux des candidats en lice. François de Mazières demande si « ce n'est pas une manœuvre, une tactique », et Henry de Lesquen affirme « c'est de l'intox de la part de l'UMP ». Bertrand Devys pour sa part « ne fait pas de commentaire sur les sondages » ne niant ni confirmant l'existence de celui-ci, toujours dans le même arti- cle du Parisien. Précaution que son directeur de campagne, Jean- Baptiste Marvaud, ne prenait pas lors de la soirée à la mairie avec les équipes de Citroën Sport claironnant devant des dizaines de témoins la vic- toire annoncée par le sondage de l'UMP... Le panel soi-disant interrogé ensuite. N'importe quel lecteur un peu atten- tif sait qu'un panel de 1 000 sondés est démesuré pour une ville de 87000 habitants surtout si on enlève les non électeurs. D'autant qu'un panel standard pour un sondage national ne fait jamais pile 1 000 per- sonnes, mais un peu plus de 900, pour des raisons mathématiques… L'absence de fiche technique enfin. Les lois de 1977 et de 2002 sur le contrôle des sondages obligent les commanditaires de telles enquêtes à communiquer à une commission ad hoc une fiche technique, à partir du moment où celui-ci est rendue public, comme c'est le cas ici. Rebondissement le 22 février : Le Parisien publie un rectificatif annon- çant que ce n'est pas l'institut de son- dage CSA qui a réalisé le sondage dont il était question dans ses colon- nes le 20, et présente ses excuses à ses lecteurs. En langage journalisti- que, qui emprunte parfois à la diplo- matie, cela veut déjà dire qu'il y a un problème avec la source d'information : « ça sent l'intox » comme on dit dans le jargon du métier... Mais manifestement, le rec- tificatif ne suffit pas à la commission des sondages qui remonte au cré- neau, et obtient du Parisien la publi- cation d'un nouveau rectificatif, cette fois le 25 février. « Nous avons publié dans notre édition du 20 février un sondage sur les élections municipales que nous avions alors toute raison de considérer comme sérieux. A la suite d'une erreur matérielle [sic], toutes les conditions, telle que l'impose la loi de 1977 relative aux sondages d'opi- nion, ne sont plus réunies pour assu- rer son authenticité. Nous deman- dons donc à nos lecteurs de considé- rer les résultats de ce sondage avec la plus grande circonspection ». Dans les faits, l'affaire à fait beaucoup de bruit dans les couloirs de la rédaction du Parisien. Les journalistes n'aiment pas découvrir qu'ils ont été manipu- lés. Bout de trottoir Combien de mètres carrés ? C'est la question posée par le directeur de campagne de Bertrand Devys aux agents de la ville, appelés en renfort sur le marché Notre Dame dimanche 24 février.. Motif ? Quand la liste « Ensemble pour Versailles » occupait 1 m2 au sol, avec un totem de 5 mètres de haut auquel était sus- pendu une affiche, les équipes de François de Mazières occupaient 3m2 avec de bêtes tables de camping sur lesquelles étaient disposés tracts et profession de foi. L'URV de son côté n'avait effectivement déployé qu'une table pour la même fonction, plus sans doute faute de militants pour les tenir que de moyens pour en acheter. Conséquence ? « La commission des comptes de campagne sera informée du fait qu'il aurait fallu payer un droit d'occupation du domaine public de 40 euros » affirme sans ciller Jean- Baptiste Marvaud, qui dirige la cam- pagne de l'ancien adjoint aux finan- ces. « Bien entendu, la ville ne récla- mera pas cette taxe à l'équipe de François de Mazières, on n'en est pas là ». Ouf ! Quand Pinte écrit à Albanel Même les médias nationaux se sont emparés de l'affaire. Après un article publié sur le site du mensuel Capital affirmant qu'Etienne Pinte avait demandé la démission de François de Mazières, le Figaro reprenait l'infor- mation à son compte trois jours plus tard en citant le courrier en question. « Pinte vient d'envoyer un courrier au ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, où il feint de « s'étonner » de la candi- dature de Mazières, actuellement président de la Cité de l'architecture et du patrimoine » écrit le premier quotidien national français dans son édition du 19 février. En fait la lettre du maire demande à la ministre si elle trouve normal qu'un président d'établissement public culturel se présente aux élections municipales alors qu'il se présente contre le candi- dat investi par l'UMP ? Le ministère de la Culture, à la suite de la diffusion de cette nouvelle, s’est fendu d’un démenti très diplomatiquement codé : « cette affirmation n'est pas fondée : une telle demande [la démis- sion de François de Mazières, NDLR] n'est jamais parvenue au cabinet de Madame Albanel ». Pour cause ! Devoirs de vacances Pas de vacances pour les colistiers de Bertrand Devys, l'adjoint aux finan- ces leur a demandé d'annuler leurs déplacements pour maintenir la pression, même pendant les congés scolaires. Dans l'équipe de Mazières en revanche, essentiellement consti- tuée de non professionnels de la poli- tique, beaucoup avaient déjà planifié des départs et sont tout de même partis avec l'absolution de leur leader. La drôle de liste Modem Cinq minutes avant la clôture des candidatures pour les municipales, une liste Modem sortie de nulle part s'est présentée, avec les 53 noms nécessaires pour être acceptée par les services de la Préfecture. Sortie de nulle part ? Pas tant que cela : son lea- der Stéphane Fillette et un de ses colistiers François Méheut ont été aperçus à plusieurs reprises à la mai- rie dans le bureau du maire, Etienne Pinte, dont la fille Delphine Bonjour est par ailleurs présente sur la liste de Bertrand Devys. Une drôle de liste Modem, puisque son leader a été sus- pendu de ce mouvement aussitôt sa candidature annoncée ! Lesquen invente le tract anonyme signé Éclats de rire chez de nombreux ver- saillais à la lecture du premier tract anonyme signé de la campagne. Dans un document imprimé en noir et blanc mais reprenant la maquette habituelle des tracts de l'URV, un auteur inconnu se demande si Pinnochio est versaillais. S'ensuit une série d'attaques personnelles contre François de Mazières, dans le style auquel Henry de Lesquen a habitué les lecteurs de sa chronique dans le journal municipal. De signature, point. De coordonnées de l'impri- meur du tract, ce qui est pourtant une obligation légale pour tout imprimé rendu public, point non plus. En revanche, un petit passage saute aux yeux à la seconde lecture du document, évoquant les « courageux conseillers de l'URV qui ont seuls voté contre » etc.... Est-ce un indice ? Contes de campagne Bien que le dernier numéro de Versailles + a octroyé à chacun des candidats déclarés une demie-page (que ceux qui ont pensé à nous en remercier le soient d'ailleurs à leur tour puisque rien, si ce n'est le souci de l'équité de traitement des candi- dats, ne nous y obligeait), demie- page dans laquelle chacun pouvait publier le texte de son choix , le direc- teur de campagne de Bertrand Devys a décidé de dénoncer Versailles + à la commission des comptes de campa- gne, afin que celle-ci envisage de faire entrer votre journal dans les comptes d'un des candidats. La question, que nous posions déjà dans notre dernier numéro d'ailleurs, est : lequel ? La moitié du conseil municipal sortant a été interviewée dans Versailles + depuis sa création, en avril 2007, et plus particulièrement des élus pré- sents sur la liste de Bertrand Devys, ou encore qui le soutiennent, comme Etienne Pinte ou Valérie Pécresse. De plus, toutes les tendances politiques, de la gauche à l'extrême-droite, ont été interviewées ou invitées à s'expri- mer dans le cadre d'interviews ou de tribunes libres. Le dernier numéro de Versailles + publiait encore une tri- bune libre de Gabriel de Nomazy, numéro 2 sur la liste de Bertrand Devys, en plus du texte fourni par le candidat qu’il soutient. Jean- Baptiste Giraud, dans son éditorial, a indiqué en... trois lignes son choix personnel. Mais le propre de l'édito- rialiste n’est-il pas d'avoir une opi- nion et de l’exprimer ? En tout cas c’est possible en démocratie... Bon vote dimanche 9 et 16 mars ! P-A. de Ronac 23 paderonac@versaillesplus.fr langue de v
Petit Casino
26, rue de Versailles 28 27 26 25 24 23 22 21 20 19 18 17 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 26 27 28 Maquette Versailles Plus 2_24 28/02/08 22:58 Page 22 Le faux sondage fait scandale Malaise à la rédaction du Parisien Yvelines....
Source : Archives PDF VersaillesPlus
Article issu de la veille automatisée.





