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BÉNÉVOLES « La fin de vie : notre histoire à tous », voici en quelques mots le crédo de l’association Rivage, aujourd’hui présidée à Versailles par Marie-Christine Louppe et crée en 1990 à Claire Demeure, (Fondation Diaconesses de Reuilly) qui accueille depuis 1986 des malades en fin de vie et/ou...

Jean-Baptiste Giraud1 janvier 2017 à 00:003 vues

BÉNÉVOLES « La fin de vie : notre histoire à tous », voici en quelques mots le crédo de l’association Rivage, aujourd’hui présidée à Versailles par Marie-Christine Louppe et crée en 1990 à Claire Demeure, (Fondation Diaconesses de Reuilly) qui accueille depuis 1986 des malades en fin de vie et/ou atteints du SIDA. « Dans une démarche non confessionnelle, une approche éthique, Rivage accompagne les malades et leur famille dans une démarche globale de refus de l’exclusion ». Pour nous faire découvrir cette association nous rencontrons une de ses bénévoles versaillaise : Sabine Salet. Ve r s a i l l e s + N°128 - Sept 2020 14 CITÉ+ plupart des bénévoles ? SS : Nous sommes sans cesse en recherche de bénévoles. L’association évolue. Certains arrêtent pour des raisons variées (âge, éloignement ou raisons personnelles). Pour qu’une association perdure, le renouvellement des bénévoles est indispensable. La moyenne d’âge varie. Beaucoup décident de s’investir en prenant leur retraite, d’autres plus jeunes cumulent vie professionnelle et bénévolat. VI : Combien de temps dure la première formation, quand sait-on que l’on est apte à s’engager ? SS : Après deux entretiens personnels, les futures bénévoles suivent une formation de plus de six mois, suivis de stages d’une demi- journée dans chacune des unités. Les formations ont lieu un week-end par mois (vendredi soir et samedi toute la journée). Ces formations sont assurées par des personnes compétentes dans les différents thèmes de formation proposés. Une fois la formation terminée et les stages effectués, le bénévole peut commencer à exercer son bénévolat dans un établissement de son choix en accord avec la Directrice de Rivage et des besoins dans les différents établissements. VI : A quel rythme ont lieu les formations supplémentaires et les réunions entre bénévoles ? SS : Nous avons trois formations par an, dont une Conférence Publique. Nous invitons une personnalité en relation avec les problèmes éthiques, de santé ou autres. Cette année nous recevrons Régis Aubry, Président de l’observatoire de Fin de Vie et membre du Comité consultatif d’Ethique. Les deux autres formations d’une demi- journée, ont des thèmes choisis par Rivage. La dernière était sur la maltraitance. Tous les mois, nous avons une réunion d’équipes appelée réunion de fonctionnement où nous faisons le point sur les résidents, nos problèmes rencontrés dans notre bénévolat etc… VI : A quelle fréquence se font les visites, y a-t-il un minimum demandé ? SS : Les visites se font une fois par semaine, d’une durée d’une demi-journée. Et pour conclure je dirai qu’accompagner les plus démunis au bout de la Vie, dans un esprit d’équipe et d’amitié est notre mission. Aussi n’hésitez pas à nous contacter, nous répondrons à toutes vos questions en toute confidentialité. Association Rivage : 49 rue du Parc de Clagny 78000 Versailles Contact : Armelle de Cadoudal : 01 39 07 30 58 contact@association-rivage.net Instant V : Il y a 150 ans, le 31 août 1870, naissait Maria Montessori qui allait révolutionner l’école. Avec une approche psychologique de l’enfance différente, elle a inventé une méthode pédagogique mondialement reconnue. Aujourd’hui, vous créez une Ecole We love Mômes à Versailles avec cette même méthode, pouvez vous nous expliquer les raisons ? Irina Lauvergnat : Je suis arrivée dans le domaine de l’éducation et dans l’entrepreneuriat par des chemins détournés, j’ai passé 14 ans à développer la conformité, l’éthique et la gestion des risques financiers dans des banques d’investissements à Moscou et à Amsterdam. C’est la naissance de mon deuxième enfant qui a déclenché mon évolution et qui m’a permis de découvrir Maria Montessori, sa philosophie a beaucoup résonné en moi. J’ai constaté que l’éducation classique n’était pas suffisamment attentive au développement des enfants, et très orientée vers un savoir utile à l’industrie. Aujourd’hui, la progression de l’intelligence artificielle et des robots demande de plus en plus de créativité et de liberté d’esprit à l’individu moteur de la société. La pédagogie Montessori traite l’individu comme une personnalité intégrale et son développement comme un processus entier non décomposable en compétences et capacités séparées. Elle enseigne à nos enfants à être novateurs et créatifs. Montessori est donc plus que jamais d’actualité. C’est ce type d’éducation que j’aurais voulu pour mes enfants. Et si la pédagogie Montessori est mondialement reconnue, elle est loin d’être généralisée, et quand elle est appliquée elle l’est souvent de manière partielle. Mon souhait est aussi de faire connaître l’approche Montessori et la rendre accessible. De plus, une école a un impact local très immédiat, je voulais être, dans mon activité professionnelle, un acteur dans ma communauté. C’est pourquoi, en 2019, j’ai entamé ma reconversion professionnelle et je me suis formée à l’institut Supérieur Maria Montessori à la création et à la gestion d’un établissement Montessori. Instant V : Quels sont les grands axes de la méthode Montessori ? Irina Lauvergnat : L’éducation montessoriènne est fondée sur les lois biologiques du développement de l’enfant, elle puise ses racines dans l’observation scientifique. Elle prend en compte l’enfant dans sa globalité, c’est-à-dire qu’elle propose une approche holistique. Il existe cinq principes fondateurs de la pédagogie Montessori : le respect des lois naturelles du développement de l’enfant : laisser l’enfant aller à son rythme. L’ambiance - la salle de classe élaborée scientifiquement comme cadre esthétique et rassurant, avec à disposition le matériel pour les activités. Mixité des âges : les classes multiniveaux favorisent l’émulation, la coopération, l’entraide et l’altruisme. Une équipe formée : ou l’éducateur est observateur averti et bienveillant, il assure un lien dynamique entre l’enfant et l’environnement dont il est garant. La liberté d’action, qui s’exerce en liberté de mouvement, de parole et le libre choix des activités sur de longues périodes. Loin de l’image libertaire qu’elle véhicule parfois, cette pédagogie s’appuie sur un cadre très précis au sein duquel l’enfant est encouragé à l’autonomie. Le matériel, par exemple, est spécifique, testé et étalonné par Maria Montessori, et rangé dans la classe à des endroits bien définis. Instant V : “ Aide-moi à faire seul ”. La pédagogue italienne résumait Une maternelle Montessori à Porchefontaine Une école maternelle Montessori ouvre à Porchefontaine à la rentrée de septembre 2020. Elle accueille les enfants de 2 ans 1/2 à 6 ans. Nous avons demandé à sa directrice Irina Lauvergnat de nous la présenter. Ve r s a i l l e s + N°128 - Sept 2020 16 ACTUS + ainsi la philosophie de son enseignement. C’est aussi le crédo de ce magazine. Pouvez-vous nous en parler ? Irina Lauvergnat : « Aide-moi à faire seul ! » parle de l’égalité qu’il devrait y avoir entre l’enfant et l’adulte. Dans la pédagogie Montessori l’éducateur est un guide qui va montrer quelque chose à l’enfant qui a au fond de lui un grand désir de découvrir et d’acquérir de nouvelles compétences. L’éducateur est vu comme un guide patient et bienveillant, qui observe l’enfant. Son but est de comprendre l’enfant pour ensuite l’aider à s’éduquer. Il lui montre les gestes qui lui permettront de gagner en autonomie et en compétence. Ce n’est pas le maître qui sait face à un enfant qui ne sait pas, il montre quelque chose à l’enfant qui en manifeste le désir, l’intérêt et le besoin, dans une posture d’humilité. Nous visons l’autonomie de l’enfant, c’est-à-dire non seulement le fait qu’il n’ait plus besoin de nous au quotidien, mais aussi, et surtout qu’il n’a pas besoin d’un jugement extérieur pour valoriser son travail. Dans la pédagogie Montessori, nous présupposons que l’enfant a en lui tous les potentiels, et que nous sommes là pour l’aider à les faire éclore. Ce credo vient illustrer la célèbre phrase de Maria Montessori : « L’enfant n’est pas un vase qu’on remplit, mais une source qu’on laisse jaillir ». Instant V : Quel est votre parcours, comme Maria Montessori étiez-vous une rebelle ? Irina Lauvergnat : Maria Montessori était fondamentalement une innovatrice, mais qui se doublait d’une militante, sa rébellion était le fruit de sa volonté farouche de mettre en oeuvre sa vision du monde, d’agir pour le bien des enfants et de la société. Elle avait une soif intérieure d’action, c’est par son travail qu’elle a changé le monde. La création de l’école We Love Mômes est à mon niveau mon moyen propre d’action, si ce n’est pas un acte de rébellion, c’est le moyen de tracer ma voie, de mettre en oeuvre mes convictions souvent éloignées de l’éducation dite classique. Je suis aussi une humaniste, je veux aussi participer au mouvement social en faveur de l’enfant. J’ai été séduite par cette « vision de l’éducation »  : « Les apprentissages se font dans la joie, selon les désirs et les besoins de chaque enfant. On leur fait confiance, on leur montre qu’ils sont capables. » Pour moi, comme mère de deux enfants, cette pédagogie interroge nos relations aux enfants, et même nos relations tout court qui sont trop souvent fondées sur des rapports de domination. Avec Montessori, l’adulte n’est pas un maître, mais un guide, qui a foi en l’enfant. C’est une approche pleine de confiance en la nature humaine. Mon objectif est de soutenir, partager et promouvoir les principes et pratiques pédagogiques formulés par le Dr Maria Montessori pour le plein développement de l’être humain au travers de notre école à Versailles. Mais je veux aussi contribuer au développement de l’éducation Montessori pour qu’elle soit tout d’abord reconnue par l’éducation nationale, et ensuite pourquoi pas qu’elle devienne la nouvelle école traditionnelle. Instant V : On a parlé parfois de dérives dans l’enseignement Montessori, quels sont les garanties que vous pouvez nous apporter ? Irina Lauvergnat : C’est vrai, Montessori n’est pas une marque déposée. Aussi, n’importe qui peut s’auto-attribuer ce label sans garanties de qualité. Maria Montessori n’a pas protégé son nom, car elle considérait que ses découvertes appartenaient au patrimoine de l’humanité. Il existe toutefois, depuis 1950, l’Association Montessori France (AMF), affiliée à l’association internationale créée par Maria Montessori, qui fait connaître la méthode Montessori, forme les éducateurs. L’école Montessori We Love Mômes Versailles a la chance d’être constituée d’une équipe de Montessoriens à tous les niveaux. Les fondatrices, la direction et les enseignants sont tous formés Montessori à l’Institut Supérieur de Maria Montessori à Paris. Lorsque l’administration est en mesure de comprendre et de soutenir les enseignants dans tous les aspects de l’éducation, du programme d’études à l’orientation des enfants, cela permet à notre l’école de fonctionner alors en harmonie. Notre école utilise le matériel que Maria Montessori a créé et amélioré tout au long de sa vie. Pour joindre notre équipe, il faut avoir des expériences auprès des enfants, avoir vécu à l’étranger ou avoir travaillé dans une société internationale, avoir des qualités humaines, être intéressé par le développement personnel, de grandes capacités d’observation et de patience. Nous croyons aussi que l’éducation se fait tout au long de la vie, l’équipe We Love Mômes Versailles se forme régulièrement pour assurer l’application rigoureuse de la pédagogie Montessori. Propos recueilli par Olivier Certain/Instant V Plus d’information : We Love Mômes de Versailles 66 Rue Albert Sarraut, 78000 Versailles Téléphone : 06 95 17 96 00 www.welovemomes.org/ecole- montessori-versailles/ Ve r s a i l l e s + N°128 - Sept 2020 17 ACTUS + Avant le 8 Mai Déjà, une partie de la population s’est repliée, soit par crainte des bombardements, soit pour suivre ses fils, élèves des grandes écoles éloignés de Paris et Versailles ; en revanche nombre de Parisiens ou de frontaliers installés dans la ville. Les premières offensives allemandes au nord de l’europe viennent bouleverser dans les esprits l’idée d’une absolue sécurité, dès lors l’opinion, désorientée, est prête à tous les affolements. Le premier flot de réfugiés La grande bataille du Nord de l’Europe commence le 10 mai. En cinq jours, la son armée capitule ; la ligne de résistance belge a sauté ; l’armée allemande passe la Meuse. Une armée française a cédé, quelques jours plus tard ses débris seront concentrés dans les villages au sud-ouest de Versailles. C’est à ce moment que commence le lamentable défilé des réfugiés de Belgique, de l’Ardenne, du Nord. Nous avions déjà vu en septembre les convois d’autos bourrées de colis ; le 16 mai commence l’exode plus lamentable que ceux qui ont fui devant l’ennemi, qui ont été dans les lignes de combat et eux-mêmes mitraillés sur les routes par l’aviation. Autos matelassées, camions camouflés passent en longues files pressées, puis bicyclettes, voitures à chevaux chargées de femmes, de vieillards, d’enfants pêle-mêle avec des sacs de fourrage, des paquets, des meubles ; transplantation tragique de tout un peuple dévoué qui s’en va vers l’inconnu, dans une résignation sans pensée. Aussitôt la municipalité organise des centres d’accueil. Le fourneau économique de l’impasse Jouvencel, organisé par Mlle Vial, reçoit d’abord les réfugiés ; d’autres centres sont ouverts quasi-instantanément, sous la direction de l’adjoint Petit, à la gare des Chantiers vers laquelle les réfugiés sont orientés de toute la région parisienne. Des trains les y attendent pour les emmener d’abord au Mans, gare de triage d’où ils sont évacués vers le département d’accueil, d’autres centres encore sont ouverts, au patronage de la rue des Condamines, offert par l’abbé Boyer ; à l’école maternelle de la rue de Vergennes, au stade municipal, à la salle des Variétés. Et il est impossible de dénombrer tous les abris offerts par des initiatives individuelles. Un immense mouvement de générosité entraîne la population versaillaise. Tout un personnel bénévole se met à la disposition de la municipalité et des directeurs des centres d’accueil, pour recevoir, soigner, habiller, laver, nourrir tous les malheureux qui arrivent, harassés, et quelquefois blessés. Les dons affluent, en argent, en denrées alimentaires, en linge, vêtements, chaussures, de quoi satisfaire à tous les besoins. Des lits entiers, des couvertures, des draps permettent de coucher par centaines les malheureux émigrants. Les belges qui prennent contact ainsi avec notre pays ne cachent pas leur émotion et leur reconnaissance. L’accalmie de fin mai Mais le flot, qui a atteint son maximum le 20 mai et jours suivants, où l’on a distribué des repas à raison de 1 500 pour la seule gare des Chantiers, à plus de 1 000 pour le centre Jouvencel, s’étale et s’atténue après quelques jours. Les Allemands portent leur effort vers l’ouest, à travers la Picardie, au Nord de la

Source : Archives PDF VersaillesPlus

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