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Septembre 2019 - N°119
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Septembre 2019 - N°119

22 CULTURE Versailles + : Vous êtes l’auteur de deux livres dont Versailles + a déjà parlé dans ses pages, quels étaient-ils ? Denys Pluvinage : Vous avez mentionné dans vos colonnes mes deux derniers livres à savoir, « Le siècle Russie » paru en 2015, et « Élections USA, le spectacle de la...

Jean-Baptiste Giraud1 janvier 2016 à 00:003 vues

22 CULTURE Versailles + : Vous êtes l’auteur de deux livres dont Versailles + a déjà parlé dans ses pages, quels étaient-ils ? Denys Pluvinage : Vous avez mentionné dans vos colonnes mes deux derniers livres à savoir, « Le siècle Russie » paru en 2015, et « Élections USA, le spectacle de la démocratie » paru en 2016. Je m’intéresse depuis longtemps aux relations internationales et à la géopolitique et ces deux pays sont des acteurs très importants dans ce domaine. J’en parle parce que je les connais pour y avoir vécu pendant ma carrière. Le thème du « Siècle Russie » était la place nouvelle prise dans le monde, par la Fédération de Russie et le fait que, de nouveau, elle propose une alternative idéologique crédible à celle de l’Occident. En ce qui concerne les États-Unis, j’aborde la réalité des USA d’aujourd’hui qui est bien loin de la « terre d’opportunités » qu’elle a été mais que l’on continue à nous présenter, à l’importance prépondérante de l’argent dans la vie politique et aux inégalités dont le développement est favorisé par le système néolibéral. V+ : D’où vient cette connaissance approfondie de la Russie ? DP : J’ai effectivement vécu en Russie de mars 1992 à fin 2008. J’ai donc connu les années 90 que les Russes ont vécu comme l’expérience très douloureuse d’un capitalisme sauvage et d’une démocratie imposée qui, d’ailleurs, n’avait pas grand-chose à voir avec ce que l’on entend habituellement par le mot « démocratie ». Le résultat des politiques imposées de l’étranger a été un chaos économique, financier et social dont le pays a mis de nombreuses années à se remettre. J’avais créé, à Moscou, une agence de marketing et de relations publiques dont les clients étaient, au départ, essentiellement des sociétés étrangères, françaises, suisses et américaines, auxquelles sont venue s’ajouter, à partir de 2004, des sociétés russes. Mon agence a, par exemple, conseillé la société russe qui avait acheté la franchise « Fauchon » pour la Russie et le Kazakhstan. V+ : quelle est aujourd’hui votre activité principale ? DP : Aujourd’hui, je travaille dans trois domaines. Tout d’abord le conseil aux entreprises dans le domaine des relations interculturelles. Je conseille des entreprises françaises travaillant ou désirant travailler en Russie (elles sont plus rares depuis 2014 et le régime de sanctions américaines), des entreprises russes travaillant ou désirant travailler en France et, un peu plus rarement, des entreprises désirant s’installer aux États-Unis. J’enseigne également la « gestion en milieu interculturel » à l’Institut Supérieur de Gestion (ISG) à Paris depuis neuf ans. Enfin, après avoir collaboré quelques années à une maison d’édition française, je viens de créer ODM Édition, une société dont les bureaux sont à Versailles. V+ : Pourquoi créer une société d’éditions ? DP : Principalement par amour de la lecture et de l’écriture. J’ai beaucoup écrit dans ma vie, principalement des essais liés à mon expérience professionnelle du moment. Je suis né à l’ère des livres, bien avant l’ère digitale (cela dit, nos livres seront tous proposés au format digital) et je voudrais aider au moins au maintien de ce marché. J’aimerais, en particulier, soutenir de mes faibles moyens des libraires qui, en majorité, font un travail remarquable, par passion beaucoup plus que par intérêt financier. J’ai beaucoup appris de mon expérience dans une maison existante et des problèmes en tous genres auxquels doivent faire face les maisons d’édition. Le marché du livre en France est structuré de telle façon que beaucoup de maisons en sont réduites à faire de la « cavalerie », publier un maximum de livres qui seront payés par les libraires, avant de vous revenir, invendus. Il faudra alors les rembourser aux libraires, ce que vous le ferez avec l’argent reçu de ces mêmes libraires pour vos nouveaux livres. Je schématise beaucoup, évidemment, mais, pour un ancien financier comme moi, cela ressemble fort à une pyramide de Ponzi… ODM Editions va donc fonctionner différemment. Nous entretenons des relations avec une trentaine de librairies à Paris en en région parisienne (dont deux librairies à Versailles) chez qui nous mettons nos livres en dépôt-vente. Dans le même temps, je suis en train de mettre en place une plateforme multimédias sur laquelle il sera possible d’acheter nos livres ainsi que ceux d’autres éditeurs (toute comparaison avec une société au nom vaguement brésilien serait totalement disproportionnée). Ce site proposera des informations et des articles d’analyse rédigés par des auteurs dont les livres seront proposés à la vente au format papier ou digital. Ces informations prendront la forme d’articles écrit, et de vidéos, présentations de livres, d’auteurs, compte rendu de conférences, etc. Le versaillais Denys Pluvinage, crée sa maison d’éditions et sort son premier ouvrage, interview !

Source : Archives PDF VersaillesPlus

Article issu de la veille automatisée.

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