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Septembre 2019 - N°119
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Septembre 2019 - N°119

11 Sur cette photographie du 27 Août 1941 on aperçoit sur le coté droit, entouré de personnalités françaises et allemandes, le président Pierre Laval saluant le drapeau tricolore devant l’entrée de la caserne avenue de Paris. Cette légion destinée à combattre aux cotés de la Wehrmacht sur le front...

Jean-Baptiste Giraud1 janvier 2016 à 00:002 vues

11 Sur cette photographie du 27 Août 1941 on aperçoit sur le coté droit, entouré de personnalités françaises et allemandes, le président Pierre Laval saluant le drapeau tricolore devant l’entrée de la caserne avenue de Paris. Cette légion destinée à combattre aux cotés de la Wehrmacht sur le front de l’Est a son dépôt à la caserne versaillaise. A partir de 1941, tous les 3 mois environ, un contingent de mercenaires se trouve prêt a s’embarquer vers le front russe et traverse la ville – sous escorte de SS – en direction de la gare des Chantiers. Pour marquer le coup les autorités Allemandes – après le départ du premier contingent- vont décider d’organiser une cérémonie officielle d’inauguration du quartier de Légionnaires en présence des autorités politiques françaises afin de démontrer le consentement officiel du gouvernement français. Pour l’occasion, la caserne a le droit d’arborer un drapeau tricolore ce qui est interdit sur le reste du territoire français occupé. La cérémonie – avec la garde républicaine en grande tenue- voit défiler Pierre Laval, Fernand de Brinon – délégué général du gouvernement de Vichy auprès des autorités d’occupation, Marcel Déat – chef du RNP mouvement politique collaborationniste – et Schleier ministre d’Allemagne à Paris. Vers 15h30 plusieurs coups de feu vont retentir et plusieurs blessés dont Pierre Laval et Marcel Déat sont conduits à l’hôpital Richaud boulevard de la Reine. Paul Colette – 21 ans- engagé dans la Marine et revenu d’Algérie – s’était le matin même engagé dans la LVF avec l’idée de tuer Laval. Immédiatement arrêté par les Allemands qui veulent illico le fusiller, avec le refus énergique de Laval qui ne veut pas d’un martyr de la Résistance, il sera jugé le 1er octobre 1941 et condamné à la guillotine. Pierre Laval va le gracier de nouveau toujours avec l’idée de ne pas offrir un nouveau héros à la Résistance. il sera envoyé alors dans les prisons de Fresnes, de Caen puis de Montrevault puis dans les camps allemands. Miraculé de sa déportation il revient en France en mai 1945 …et 43 ans après l’attentat de Versailles le 24 mai 1984 dans la cour des Invalides, Charles Hernu alors ministre de la Défense, le fera chevalier de la Légion d’Honneur. La fin de la guerre arrivant la caserne sera victime d’une explosion le 18 Aout 1944 suite à une malencontreuse manipulation d’obus. Les services allemands encore présents demanderont des renforts à la défense passive pour dégager les centaines de soldats allemands prisonniers des décombres. Comme le rappelle une plaque commémorative sur le mur est de la Poste il y aura une victime française dans cette explosion : Apres la guerre la caserne désaffectée et assez abimée par l’explosion de 1944 laissera place dans les années 50 à un bâtiment dans le style Benjamin Perret : la nouvelle poste centrale de Versailles toute habillée de simili marbre et de ferronneries. Le percement de l’avenue de l’Europe se fera dans la foulée permettant ainsi le désenclavement du quartier Saint Louis.. Construite par l’architecte Robert Camelot elle restera en activité jusqu’aux années 2000, puis désaffectée elle sera acquise par la ville qui en 2017 lancera alors un appel d’offre pour viabiliser cet espace. La Compagnie de Phalsbourg et la Caisse de Dépôts, associées à Créative Valley, à Marchi Architectes et à Perrot & Richard Architectes, remporteront l’appel à projet organisé par la Mairie de Versailles pour la rénovation et l’extension de l’ancienne Poste centrale en prévoyant de développer un ensemble d’environ 6.000m² comprenant un centre d’innovation, des espaces de co-working, des restaurants, des commerces et un auditorium de 350 places. Marc André Venes Le Morvan Paul Colette HISTOIRE

Source : Archives PDF VersaillesPlus

Article issu de la veille automatisée.

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