jeudi 10 septembre 2026

Versailles Plus
Septembre 2019 - N°119
ActualitésActualités

Septembre 2019 - N°119

12 L ’harmonie municipale ou les musiques des régiments se produisaient le week-end pour le plus grand plaisir des badauds versaillais ou des touristes. Situé sur l’ancienne avenue Thiers – actuelle avenue du général de Gaulle – le nom du chef du gouvernement provisoire après la chute de Napoléon...

Jean-Baptiste Giraud1 janvier 2016 à 00:002 vues

12 L ’harmonie municipale ou les musiques des régiments se produisaient le week-end pour le plus grand plaisir des badauds versaillais ou des touristes. Situé sur l’ancienne avenue Thiers – actuelle avenue du général de Gaulle – le nom du chef du gouvernement provisoire après la chute de Napoléon III rappelait l’exil versaillais du gouvernement d’Adolphe Tiers quand la Commune ravageait Paris. (à noter que Adolphe Thiers – qui donnera à la ville une sinistre réputation de briseurs de communards « les Versaillais ! » - garde encore une place à Versailles avec une minuscule placette en haut de la rue des Réservoirs juste en face de la chapelle et du coté latéral de l’Opera Royal). Donc devant la gare rive gauche le square Barascude – actuel Place Lyautey (ce dernier ayant fait ses études militaires à Saint-Cyr et ayant habité au 78 rue d’Anjou) abritait une salle pour les concerts publics que donnaient les régiments alors – Versailles étant une des principales villes de garnison de l’époque. L’histoire est belle : un Monsieur Barascud, rentier local – amoureux fou de la musique militaire ! - décida un beau jour de donner à la ville quelque 30000 F or pour la construction d’un kiosque à musique. La ville après de longues tergiversations – rien ne change décidément – fera construire en 1869 un square boisé avec en son milieu une espèce de pavillon Baltar circulaire à deux niveaux. Cette place et ce kiosque étaient alors aussi une gare routière qui accueillait les fiacres et surtout les lignes de tramway (avec par exemple le terminus de la ligne de Saint Cyr l’Ecole). Ce fut donc pendant des années un îlot de verdure et d’harmonie musicale. Las ! le progrès continuant son avancée irrésistible le dernier tramway fut « enterré » en 1957 et le square fut transformé en une belle gare routière pour les bus (on en profita aussi pour raser tous les arbres ainsi que ceux qui étaient devant la façade le gare…l’écologie dans les années 60 étant plutôt une donnée absente dans la politique municipale). Le kiosque disparu également et dans les années 80 un pastiche en fonte rappelant les édicules de la Belle Epoque fut construit juste devant l’hôtel Terminus – édicule vendant un temps billets et donnant des informations routières-. En 2019 le progrès continuant toujours son avance irrésistible la gare routière se voit déplacer sur les terrains derrière le square des Francine sur les emprises de la SNCF. Quid donc de l’avenir de cet espace ? Va- t-on le reboiser et en (re)faire un square ? Va-t-on le transformer en parking pour les taxis ? Va-t-on voir la Mairie le préempter pour confier à un groupe de promoteurs la construction d’un îlot d’immeubles qui irait des bâtiments des Manèges jusqu’à l’angle de l’Avenue de Sceaux ? Marc André Venes Le Morvan Le kiosque à musique de la Place Lyautey. La gare routière qui accueille les bus depuis des années devant la Gare Rive Gauche a été pendant la Belle Epoque un square ombragé avec en son milieu un kiosque à musique. Aujourd’hui cette gare routière se dépace à la gare des chantiers et des projets sont à l’étude pour ce lieu

Source : Archives PDF VersaillesPlus

Article issu de la veille automatisée.

Petit Page

The Little Page

Versailles Assistant

💡 Suggestions: