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captent avec gourmandise les derniers effl uves vaporeux de l’ancienne société aristocratique qui a perdu son roi le 6 octobre 1789. Le citoyen de la République tressaille quant à lui en croyant entendre dans ses rues l’écho du serment du jeu de Paume qui a fait de la nature de la Constitution...

Jean-Baptiste Giraud1 avril 2007 à 00:008 vues

captent avec gourmandise les derniers effl uves vaporeux de l’ancienne société aristocratique qui a perdu son roi le 6 octobre 1789. Le citoyen de la République tressaille quant à lui en croyant entendre dans ses rues l’écho du serment du jeu de Paume qui a fait de la nature de la Constitution l’enjeu politique majeur de notre pays. Mais cette République mal assurée ne respire pas d’aise en territoire royal : le Congrès, qui y a fait deux républiques et de nombreux présidents, y modifi e désormais à un rythme eff réné notre loi fondamentale en se dérobant à la vue du public dans l’ancienne aile des princes. L’on y sent aussi en note mineure les relents de la ville de gouvernement, non plus celle des Bourbons fi gée dans le grand sommeil de ses maisons, mais celle des Versaillais qui écrasèrent dans le sang le peuple de la Commune de Paris. Quant aux perspectives, trois points de vue s’imposent, encore et toujours. Celui qui se révèle de la butte de Picardie que Louis XIV fi t araser pour permettre au voyageur venant de Paris de découvrir les merveilles de sa ville. Le deuxième s’off re de la terrasse du château : une trouée de plusieurs kilomètres à travers le parc dans un site artifi ciel aménagé à grand peine avec de simples seaux et des pelles. Le troisième impose de se retourner lorsqu’on a gravi la pente qui mène à la cour de marbre. De ce point le plus haut et de là seulement se révèle en surplomb l’orchestration de la ville moderne, avec son plan, ses larges avenues rectilignes et plantées d’arbres, ses alignements, ses lotissements, ses servitudes d’urbanisme, ses édifi ces publics… Ces trois perspectives,voulue par le roi, relient par un fi l invisible la ville, le château et le parc selon un ordonnancement auquel personne ne peut se soustraire. Aucune autre n’a d’ailleurs été ouverte depuis, contrairement à ce qui s’est passé à Paris au XIXe et XXe siècle. Car quant à la vue, Louis le Grand l’avait plus longue et plus aiguisée que Louis de Rouvroy. F.T.

Source : Archives PDF VersaillesPlus

Article issu de la veille automatisée.

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